24.10.2009
ADIEU L'AMI !
CIAO MARIO..

Un seigneur nous quitte sur la pointe des pieds après une "longue guerre" à Milano.
Mario Dalmazzo, Membre fondateur du CIGV
Président du CIGV-Italie
ami depuis 22 ans, l'homme de Coeur nous quitte! Dieu que c'est dur!
Courage aux centaines de Cigévistes d'Italie et aux milliers de Cigévistes du monde face au Dernier voyage de Mario.
Je t'aime!
14:41 Publié dans CIGV | Lien permanent | Commentaires (57) | Envoyer cette note | Tags : mario dalmazzo, cigv, ami, mort, tristesse
16.10.2009
Les amoureux des Seychelles
SEYCHELLES LOVERS & FRIENDS =)
Synonyme de rêve, de beauté et d’évasion, les Seychelles nous font rêver !
Cet archipel est aujourd’hui un des PLUS beaux pays du monde et reste ancré dans le TOP 5 des paradis terrestres.

Le Consulat général de la République des Seychelles en Tunisie est à votre service pour rendre votre rêve réalité et pour vous procurer le moyen le plus simple d’y accéder, de votre pays de résidence !
- Pour un voyage exotique en Océan Indien
- Pour un voyage de Noces
- Pour « refaire un voyage de Noces »
- Pour l’amour de la nature
- Pour le repos du guerrier
- Pour le luxe qui frise le raffinement
- Pour un Coco de Mer dit Coco fesses
- Pour une plage parsemée de cocotiers géants qui gravitent de la terre à la mer
- Pour une Vallée de Mai, à Praslin, ou l’Eden retrouvé
- Pour l’île Aldabra aux tortues centenaires
- Ou…pour un simple SPA à LABRIZ SILHOUETTE où le temps a depuis longtemps suspendu son envol
WELCOME TO THE SEYCHELLES the most beautiful places in the world.
sur Facebook :
20:57 Publié dans Le Voyage, Le voyageur | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : seychelles, voyage, océan indien, coco de mer, coco fesses, beauté, luxe, évasion, rêve
05.10.2009
Tunis un dimanche!
Pèlerinage dominical à Tunis
15 ans après, rien n’a changé ! Les délicieux millefeuilles de la pâtisserie Garcia, la vieille cathédrale de Tunis, les bouquinistes sur trottoir, le Barbu aux yeux verts et Belgacem qui s’aventure vers une rue dite …

Lovée au fond de la rue de Rome juste après les plus gros et beaux caoutchoutiers de la capitale, la pâtisserie de feu madame Garcia a toujours la même petite porte blanche branlante et une absence totale d’enseigne . En short blanc, tee-shirt noir et baskets bleues, le fils quadragénaire de la pâtissière ne sert plus de millefeuilles après 11h ! Car tout sera vendu. Tout est si délicieux mais hélas la dose de sucre a doublé et fausse le voyage du palais.
Question Nr 01 : Pourquoi tant de sucre ?
La cathédrale de la « Roma della Africa » à Asmara en Erythrée, visitée la semaine passée, semble être un joyau face à cette vieillotte et sombre cathédrale de Tunis. Déserte à 10h du matin elle n’a que quelques bougies dansantes et une porte latérale pour illuminer ce que fut la Grande et belle Cathédrale de Tunis.
Une africaine de la BAD, peut-être, sombre religieusement dans une profonde méditation face à la vierge Marie qui lui sourit.
Dans une autre vie, peut-être, quand nous avions quitté la palais beylical de Hammam-Lif, nous habitions la rue Essadikia, face à cette cathédrale et près de l’ambassade de France… Des réminiscences qui au fait ne reviennent même pas, malgré plus de dix ans d’enfance dans ce quartier…
Question Nr 02 : Que fait la communauté catho de Tunis ?
Am Jilani le bouquiniste me fait visiter son antre à une encablure de l’ancienne Banque Centrale de Tunisie. 15 m2 de culture à étages, soit des dizaines de piles de bouquins qui tiennent dans un équilibre instable à un dinar le trésor. Un seul demi euro le livre !
Il me parle de « Guy des gares » surnommé ainsi, dit-il, car « Guy Des Cars » le prolifique écrivain est lu dans les gares… je lui achète quelques mots fléchés et deux livres de voyage en profonde Asie.
Question Nr 03 : Pourquoi est-ce qu’un kilo d’ail est plus cher qu’un livre dans ce pays ?
Avez-vous vu un barbu sans barbe ? disait le poète. Je l’interpelle gentiment sous un arbre et lui demande le pourquoi de cette barbe sauvage sur un visage aussi jeune et serein avec en plus des yeux verts intelligents. Polytechnicien et informaticien il ne trouve aucun job à Tunis à cause de sa barbe. Personne ne veut de ce barbu « avec barbe sauvage » qui finira par trouver un simple job de télé-performance (soit téléphoniste dans un centre d’appel étranger à 230 euros par mois)! Dans un français châtié il tente de me m’expliquer que Dieu qui lui donna vie lui aurait commandé dans un hadith et même par un jihad ou ijtihad de porter cette barbe de soumission de Sunnite!
- « Tout cela pour vous garantir la porte du paradis ? »
- « Pas du tout ! Car le paradis n’est pas seulement soumission à Dieu et application du coran mais le jour J, c’est le Bon vouloir du Seigneur. »
- « Et votre jeune épouse, porte-elle le voile ? »
- « Elle n’a que 21 ans et ne peut hélas porter dans ce pays le nikab comme le prescrit la coutume ou hadidh, elle serait lunchée sur ma voie publique ! Elle restera à la maison et basta cosi ! »
- Question Nr 04 : Pourquoi tout coller sur le Bon Dieu ?
Reste en bout de quartier (où je n’irai pas) une « Maison bien ouverte » mais dite « close ».
Tout un vieux quartier qui porterait les enfers de la capitale. Enfer pour celles qui y travaillent et pour les malheureux qui se sentent obligés d’y aller !
Il me vient à l’esprit une blague de gynéco sur ce chaud quartier :
Belgacem n’a que 17 ans et n’a toujours pas connu de femme ! Ses nuits sont torrides et journées bien tristes. Maladivement timide il n’ose aborder les filles malgré son physique de jeune athlète.
Un jour, les copains se décident à lui faire perdre son pucelage et l’emmènent dans ces quartiers, alias Zarkoun, à Tunis !
La ruelle est étroite. Très étroite. L’odeur est persistante et même soûlante. Des dizaines de portillons se suivent avec à la clef une dame peu vêtue.
Son visage passe du rose au pourpre risquant l’asphyxie en début de ruelle. La première péripatéticienne rencontrée le prendra en main, le happe, l’introduit dans son antre de 3m2 et se met en position de combat dominical. Elle dessous, lui dessus !
Tout est sombre et seule une petit lampe rouge fait danser les étoiles qui sortent par milliers de la tête de Belgacem..
Etant deux fois plus forte que lui et découvrant son côté novice et sa peur anesthésiante…elle le tire du bas vers le haut contre sa poitrine !
-« Trop haut ! » crie Belgacem
Maladroitement et fortement elle le pousse des deux mains vers me bas !
-« Trop bas ! » crie Belgacem.
Sans réfléchir elle le tire furieusement vers le sens inverse…
- « Trop tard ! » crie Belgacem
Ainsi va le monde, un dimanche matin à Tunis...
Question Nr 05 : Les hommes ont-ils encore plaisir à payer le plaisir ?
22:08 Publié dans Le Voyage, Le voyageur | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : tunis, voyage, vie, souvenirs, millefeuilles
30.09.2009
ZORBA LE GREC à Hammamet !
On n’a plus le droit de « m’emmerder »
Disert et érudit il vous charme en un clin d’œil ! Pétillant et beau il a dû faire chavirer plus d’un cœur ! Ce soir, à Hammamet, en bord de mer dans un petit paradis, lové dans un jardin luxurieux , je partage avec Zorba et ses amis, un somptueux dîner qui fera ce cette soirée une mémorable journée de fin d’été…

Nous sommes à nouveau chez KB, le jeune retraité-évadé de la semaine passée et sa table est conviviale et hospitalière !
Zorba sort du lot. Il tient à bien lacer ses baskets blanches et à garder le torse nu, arborant fièrement et sans arrogance son buste musclé.
Ses yeux pétillent d’intelligence et, tout comme Ulysse, il semble à 56 ans (qu’il ne porte pas et point) revenir d’un long voyage, plein d’usage et de raison !
Il arbore derechef sa philosophie de la vie et son approche de l’Autre:
C’est un Amazigh, un Berbère du sud tunisien qui a élu domicile au Cap Bon, après plus de dix à Paris. De Zorba il a l’allure et le portrait. A Hammamet il vient trouver refuge, paix et vie dans une maison, voisine, en bord de mer !
-« A mon âge, on n’a plus le droit de « m’emmerder ». Ce qui me reste à vivre est inférieur à ce que j’ai déjà vécu et je veux maintenant me consacrer à moi-même. J’ai assez donné. »
-« Ah ! Les femmes ! Je les aime que voulez-vous ? Mais que pouvez vous faire avec votre épouse après la naissance de deux fils, jumeaux, et d’une fille ? L’appeler maman ou ma chère petite sœur ? Pourtant le leur ai tout donné, temps, amour et argent ! »
-« En vérité, c’est pire que cela ! Un mari n’est plus synonyme que de « banque » et tout ce qu’elle aime dans cette vie se sont ses enfants auxquels il ne faut pas toucher. La louve protège sa meute, bec et ongles tendus ! Quant au géniteur, son mari, il sera le grand oublié de l’histoire…sauf dans son rôle d’éternel banquier ! »
Du nerf de la guerre il dit :
-« l’argent est devenu la véritable religion du pays et éliminé la majorité de nos nobles valeurs ! Tout est négociable et l’avidité n’a plus de limites. C’est fort inquiétant et je me révolte. »
Pourquoi les Juifs ont-ils quitté la Tunisie ?
-« C’est fort simple et c’est un concours de plusieurs facteurs réunis :
1/ Quand A. Ben Salah instaura son désastreux système coopératif, les juifs de Tunisie perdirent également leurs terres et eurent très, très peur.
2/ Leurs enfants allèrent très tôt étudier en France. Suivent amours, mariages et installation en France. Rares sont ceux qui ont supporté l’éloignement de l’enfant qui ne veut plus revenir en Tunisie.
3/ La France, pour isoler les indépendantistes en herbe, offrit au lendemain de la grande guerre, la possibilité à tous les juifs tunisiens, d’obtenir immédiatement un passeport français.
4/ La guerre de six jours, en Israël, en juin 1967, leur fit peur de ne pas être dans un pays non juif et sécurisant !
5/ l’Etat d’Israël qui prenait pied promettait à toute la diaspora juive du Maghreb et d’Europe centrale monts et merveilles. Les petits commerçants et de la Goulette et de la Hara de Tunis furent les premiers à partir et peut-être les premiers à regretter l’exode.
A cette époque, juifs et musulmans vivaient dans les mêmes quartiers et mangeaient le même pain… mais hélas, ces cinq points éloignèrent nos frères juifs tunisiens de la patrie !
Dieu merci ils sont maintenant très nombreux à revenir vers leur Tunisie, leur terre, avec passion et joie !
Zorba a décidé de quitter toutes ses attaches et de vivre de ses rentes
tout en assumant son rôle de chef de famille et le plus souvent possible il habite ce havre de paix à Hammamet, avec ses amis retrouvés, tous préretraités, autour d’une bonne table et d’une enfance retrouvée !
Daurades et loups se succèdent sur notre table. Un bon thon rouge venu de je ne sais d’où se laisse manger et déguster comme du caviar. Les fromages aux fines herbes accompagnent des bières glacées et souvent panachées. De beaux et gros raisins rouges ferment la marche avec un bon thé vert à la menthe…
Au loin, le ressac de la mer se confond avec le bruit du silence et la plate-forme pétrolière du Cap Bon jaillit à l’horizon de mille lumières…
L’amour est le credo de Zorba le Berbère et les femmes resteront cette légère ondée qui inonde son cœur et qui lui donne envie de continuer, dans la joie, le voyage de la vie !
De Tunis il connaît tout un chacun et de la politique mondiale toutes ses arcanes et n’a d’hantises que des barbus. Du monde il fuit les despotes et en Obama il voit une lueur, un espoir d’équité ! Mais saura-t-il se libérer du carcan des diasporas ?
De son regard intelligent crépite une petite voix fluette et joviale : « Aimez-vous les uns les autres et foutez-moi la Paix » semble dire Zorba en continuant à distribuer son amitié et son amour à son giron!
Merci Amigo de cette si belle et riche soirée de septembre, à Hammamet, où nous fûmes tous conquis par ton charme, ta grandeur d'âme et ta gentillesse!
ADIOS ZORBA : Kalimera, kalinichta et kalispera!
20:55 Publié dans Le Voyage, Le voyageur | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : zorba, femmes, amour, argent, egoisme, tendresse, hammamet, paix










