13.03.2006

MOTS VOYAGEURS

L’origine du toponyme ? L’origine étymologique du mot ? Les origines de cette onomatopée ?
Quel beau voyage que de surfer sur la crête de la vague littéraire et historique des mots. Les mots nos grands et fidèles compagnons de voyage !

Hermaphrodite
Vient d'HERMÈS (dieu grec du Commerce et messager des Dieux) et d'APHRODITE. (Déesse grecque de l'Amour), dont l'enfant, HERMAPHRODITOS, est bisexué. (Un hermaphrodite est un individu bisexué.)

Gorgone
Etres mythologiques grecs dont la tête était entourée de serpents. Gorgone = Cnidaire dont les polypes entourés de tentacules urticants font penser à une tête de Gorgone.

Dédale
Vient de DAÏDALOS "Dédale", architecte légendaire grec, constructeur du labyrinthe de Crète et père d'Icare. (Un dédale est un labyrinthe.)

Égérie
De EGERIA "égérie", nymphe qui conseillait Numa Pompilius, roi de Rome. (une égérie est une inspiratrice).

Abricot
1574. Du catalan abercoc, albercoc (cette dernière forme a donné en français aubercot, attesté de 1521 à 1525) Le mot catalan, comme aussi l’espagnol albaricoque, le portugais albricoque, est emprunté à l’arabe d’Espagne al-barqoûq, les Arabes ayant réintroduit en Occident (Andalousie, Sicile) la culture de ce fruit, tandis que le génois briccocalu vient de Sicile. Le toscan albicocca atteste de l’influence espagnole dans la culture de l’abricot jusqu’en Italie. Le mot arabe vient du latin praecoquum (dans Pline), proprement « précoce (d’un fruit) », par l’intermédiaire du grec, qui avait apporté ce terme en Syrie.

Le fruit est originaire de Chine et a fait une première apparition dans les pays méditerranéens peu avant le commencement de notre ère. Pline l’appelle armeniacum « fruit d’Arménie », mot qui vit encore dans les parlers lombards (mungnaga, ramognega). Du mot français viennent l’anglais apricot et l’allemand Aprikose.

Alambic
Vers 1270 (J. de Meung). Emprunté, avec l’art de la distillation, par l’intermédiaire de l’espagnol alambique, à l’arabe al-anbiq (lui-même emprunté au grec ambix « vase à distiller ») ; cf. de même l’italien lambiscco.

Alcool
XVIe s. (alcohol ; en outre alk- jusqu’au XVIIIe s.). Emprunté au latin des alchimistes alkol, alkohol, cf. « Alkol est purior substancia rei, segregata impuritate suasic alkol vini est aqua ardens rectificata et mundissima » Lexicon Alchimiae, 1612 ; ce mot est à son tour emprunté à l’arabe al-kohl « antimoine pulvérisé ». V. Khôl, d’où, dans l’ancienne pharmacie, « toute substance pulvérisée et raffinée », d’où « liquide distillé », par une innovation de sens qu’on attribue à Paracelse (début XVIe s.).

Algèbre
1554. Du lat. médiéval algèbre, ar. al-djabr, propr. « Réduction, réparation » (se dit aussi de l’art de remettre les membres démis, sens conservé par l’esp. archaïque, algebra, d’où algébriste « rebouteur »), d’où « réduction de l’arithmétique à une forme plus parfaite ».

Diesel
Plus d’un moteur porte sa puissance germanique ! Monsieur ou Herr Diesel a révolutionné la mécanique en son temps et aujourd’hui avec un baril de pétrole à près de 64 US$, le vent <!--[if !vml]--> <!--[endif]-->souffle dans les voiles voyageuses de Diesel !

C'est un ingénieur allemand, Rudolph Diesel (1858 - 1913) qui inventa le premier moteur à combustible lourd. Ce moteur était surtout peu onéreux et d'un très bon rendement. C'est en 1896, qu'il construisit son premier moteur à 4 temps à compression préalable.
La différence fondamentale avec le moteur à essence, est qu'il ne possède pas de bougies pour enflammer le carburant car celui-ci

s'auto-inflamme.

72 ans après le premier moteur Diesel :

Depuis 1978, les moteurs turbo-Diesel ont permis d'obtenir des moteurs Diesel pouvant concurrencer les moteurs à essence qui était intrinsèquement plus puissants.

Il s'agit d'une turbine qui est entraînée par les gaz d'échappement. On effectue ainsi une suralimentation.

Poivre
Il assaisonne nos plats et la vie. Il connaît la route des Indes et de la soie ! Il porte le nom d’un grand monsieur PP ou Pierre Poivre

Le poivre est une épice obtenue à partir des baies de différentes espèces de poivriers, des plantes la famille des pipéracées. Seuls les fruits du Piper nigrum et du Piper longum ont droit légalement à l'appellation « poivre ».

Le hasard du voyage associe Pierre Poivre (1719-1786) un agronome français à l’épice !

D'une famille de commerçants modestes, il entre chez les frères missionnaires de Saint-Joseph

Mais son goût de l'aventure est le plus fort.

Il est débarqué à Batavia l’actuelle Djakarta qui est alors un centre important de l'exploitation des épices notamment les noix de muscade des clous de girofle qui, par leur rareté, représentent une richesse fabuleuse jalousement gardée par les Hollandais. Il se met alors en tête d'acclimater ces espèces à l'Île de France, devenue Ile Maurice.

Poivre est nommé intendant à l'Ile de France où il crée un des plus beaux jardins botaniques : le jardin de Pamplemousses où il acclimate des plantes des contrées lointaines. Il envoie une nouvelle expédition vers les Moluques qui rapporte alors suffisamment de muscadiers et de girofliers pour mener à bien une acclimatation. Une expédition permettra de varier encore les plants. Poivre ordonne que les plantations ne soient pas limitées à l'Île de France. Elles seront disséminées aux Seychelles, sur l'Île Bourbon (la Réunion) et même en Guyane française.

à suivre....

10:55 Publié dans Le voyage des MOTS | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Voyage