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vol

  • chez la jolie pharmacienne

     

    Dans une petite ville du Sahel au gouvenorat de Sfax, un monsieur qui ne paie pas de mine, se présente à une pharmacie et demande du VIAGRA à 100mg.

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  • Un Ordinateur dans un taxi ?

    Des préparatrices endormies

    Radio Mosaïque lance un appel demandant aux chauffeurs de taxi de vérifier leur coffre de voiture et si possible ramener le PC (unité centrale) à sa pharmacie...de Ben Arous.PC "oublié" par deux préparatrices dans un taxi parti en flèche face à 3S, à Mont Plaisir!


    Un drame kafkaïen ! La société 3 S qui gère les logiciels de notre pharmacie nous demande de lui envoyer l'unité centrale de nos ordinateurs pour vérifier et corriger "un truc important" et que cela ne demanderait qu'une heure de temps!

    Deux préparatrices en blouse blanche, prennent cette unité et partent, en taxi jaune, à Montplaisir, pour la livrer aux techniciens!

    A l'arrivée l'une s'apprête à payer le chauffeur et l'autre se dirige vers le coffre du taxi pour en retirer le PC!
    En quelques secondes le chauffeur de taxi disparaît (avec le PC) laissant les dames « endormies » sur la chaussée!

    La Radio nationale, Mosaïque FM et ALLO Taxi lancent des appels à tour de bras pour rechercher ce taxi driver! De 11h à 18h.


    La police des 42 500 taxis du Grand Tunis (à la Rue des Juges Menzah VI) est avisée tout comme le syndicat des taxis à Moncef Bey! Aucun résultat !
    Nous sommes dans l'impasse, car nous n'avons hélas aucune sauvegarde hors de ce PC!
    Et nos données sont colossales...

    Voilà qu’un ange descend du ciel. Le président de Radio Mosaïque charge sa charmante speakerine Linde de nous appeler.

    Sa voix est non seulement douce mais pleine d’émotion face à ce malheur de 10 000 données médicales précieuses envolées dans la nature face à deux jeunes Rêveuses-étourdies !

    Une heure plus tard, avec un léger sanglot elle supplie sur les ondes le chauffeur de taxi en lui expliquant que cette unité centrale ne lui servira à rien mais qu’elle sauvera la vie de milliers de patients.

    Il est 18h30 déjà !

    Le téléphone sonne sans arrêt avec des amis inquiets, des curieux véreux et des proches catastrophés. Une heure s’écoule en un siècle. Et le siècle prend le chemin abyssal d’un labyrinthe crétois !

    La police, la Radio nationale, Allo Taxi et le syndicat des taxistes n’aboutissent à aucun résultat ;

    Comment est-ce que notre dynamique police pourrait retrouver un taxi sans numéro ?

    les deux rêveuses du lundi n’ont même pensé à relevé le numéro ou même un seul chiffre de ce numéro du taxi, pour permettre d’entamer une quelconque recherche informatique.

    Il est 19h.

    Le téléphone sonne et une voix me dit :

    -«  La Police vous cherche ! »

    - « Ah ! bon , j’ai ici, à mes côtés un Lieutenant de police. Que me veut la police et êtes vous la police ? »

    - Non, nous ne sommes pas la police, mais Radio Mosaïque qui vous demande d’aller de suite au poste de police de Ben Arous, pour prendre votre « unité centrale retrouvée » que le chauffeur de taxi du matin vient de remettre au poste de police !

    Merci Radio Mosaïque. Merci !

    Il faudra une bonne dose de patience pour digérer la suite de deux erreurs capitales :

    -La simple sauvegarde actualisée par clef USB. A ne plus jamais négliger !

    -Vivre avec des Collaboratrices qui n’on montré aucun signe de tristesse, de compassion ni de honte…. Ni d’amour vis-à-vis de leur gagne pain, de leur officine !

    L'école de la vie!

  • les mauvaises surprises de l'été

    BRUTUSSETTES

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    Elles partagent avec nous le pain et le sel !

     

    L’une déserte en douce et l’autre nous vole !

     

    Perdre ainsi deux collaboratrices, en 48 heures, c’est très dur à avaler…

     

    C'est plus qu'un crime, c'est une faute!

    Dieu reconnaitra les siens...

     

     

  • Les Folies Bergères (6)

      BORA BORA ENFIN ? 

     

     En juin 2004, mon si dynamique et aimable gérant-pharmacien décide de prendre sa retraite à 45 ans, après 20 ans de très bons et loyaux services !

      En décembre de la même année mon comptable me propose déjà de déposer le bilan…

     Ce n’est qu’en juin 2005, une année plus tard, que je découvre le pot aux roses ! Depuis le départ de Si Khaled, mes six préparatrices et ma nouvelle pharmacienne, sans doute malheureuses par leur chariot vide ou pas trop plein, à Carrefour, décidèrent d’un commun accord de « dévaliser mon officine ! » Tout le monde y passa, même Sofiane, mon petit coursier aimé, pour lequel je venais d’acheter un petit appartement-studio (F+1) à El Mourouj… en guise de gratitude pour son travail…

    Le temps passe, le découvert bancaire est abyssal et les banques posent et apposent leurs vétos !

      Un téléphone anonyme réitéré d’une jeune dame du village finit au bout de deux jours de m’éclairer sur toutes les combines des filles, qui n’avaient plus un Si Khaled sur le dos ! Même la pharmacienne dont le mari est prescripteur, vendait ses échantillons et les troquait contre de la parapharmacie ! Bref c’était le désastre !

      Arriva enfin le début d’une preuve. LA faute. Police, enquêtes et insomnies. Le vol est dénoncé (sur une année) et le commissaire de police et les autorités d’inspections de travail sont mises au courant !

      Je ne déposerai aucune plainte. Tout le monde sera  simplement payé et remercié !

    Je demande à ma conscience trois jours de réflexion pour savoir comment me débarrasser de cette officine et, enfin, aller vivre dans mon île de Bora Bora, à 20 heures d’avion de mon village, d’apothicaire  !

    C’était sans compter sur la chaîne française de télévision TF1 !

    Un soir, sur cette chaîne. Un homme nous tient en haleine. J’attrape l’émission en route. Je ne sais plus si c’est le patron parisien du Lido, du Crazy Horse, des Folies bergères  ou du Moulin rouge mais son récit m’a remis sur selle !

      Il voulait vendre sa boite après tant de décennies de succès ! Des problèmes fiscaux ont miné sa vie et il n’arrive pas à s’en sortir ! En première phase il ferme sa boite parisienne, pour un certain temps, et part à New York !

      Un soir, il ne peut s’empêcher d’aller visiter un cabaret. Le premier cabaret de New York ! Très vite il demande à bavarder avec le jeune propriétaire pour le féliciter ! Ce dernier fera tout pour lui expliquer que ce cabaret américain n’arrivait à la cheville du célèbre cabaret parisien qui malheureusement est fermé depuis six mois ! Le Français se dévoila enfin, se présenta et l’Américain commanda une nouvelle bouteille de champagne bien français !

      Leur rencontre durera jusqu’à l’aube ! Jusqu’à la décision de reprendre le premier avion sur Paris et d’aller « sauver son cabaret »

      Face à mon téléviseur je me traite de lâche et fonds en larmes ! Seul !

      Pour des plumes du strass et des paillettes ce monsieur  redescend dans l’arène !

    Pour le si noble médicament et mes milliers de patients je mets la clef sous la porte pour  partir à Bora Bora?

    Non ! Trois fois non !

    Le lendemain matin, je vends un petit appartement à El-Menzah qui réglera  ainsi toutes les dettes de la pharmacie… qui 365 jours plus tard retrouvera ses lustres, son aura et sa fidèle mission humaniste et sociale au service de mon petit village et de ma petite famille !

      Adieu Bora Bora !

     

    (suite et fin : Les îles Salomon cette fois ?)