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  • Les coulisses du Congrès CIGV (2)

    Le Numéro de portable du Maire SVP ?

     

    Je n’aime pas les portables, les téléphones cellulaires, les GSM et tous ces GPS qui vous pendent sur la tête et vous emprisonnent !

    Comment oublier deux locataires d’été, à Hammamet,  qui m’ont fait perdre six mois de tracas et de procès car leur orgueil fut blessé : « Vous n’avez pas daigné répondre à mon appel sur votre portable, monsieur ! » Six mois volés à la vie. De la vie !

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    Depuis j’ai la Paix. Plus de portable, sauf quand je suis en voyage. Un numéro spécial (dit rouge) que je donne à tous mes amis et qui est joignable plus de 10 heures par jour suffit le reste de l’année 71/…

    Mais un congrès mondial du CIGV, avec des centaines de congressiste de 39 pays et une dizaine de prestataires différents, il fallait avoir un téléphone cellulaire pour être joignable à tout instant et par tous. Qu’a cela ne tienne. Aussitôt dit, aussitôt fait. Pour 110 dinars à peine, un joli Nokia, une puce et un nouveau numéro de téléphone, que je m’empresse de communiquer par Email à tous les congressistes, aux prestataires et à ceux qui vont nous recevoir hors du congrès !

    D’autre part, j’enregistre soigneusement le numéro de téléphone de nos prestataires de service et de trois hôtes bien définis, dont l’aimable Maire de Hammamet !

    C’est vendredi soir. Nous sommes encore dans le bus qui nous ramène d’El Haouaria à Hammamet. Je téléphone rapidement au maire dont le numéro est déjà enregistré sur mon joli cellulaire et lui dit que l’on aura peut-être 30 minutes de retard !

    Un silence. Un silence qui se prolonge et une voix qui répond :

    -          : « Je rentre dans ce cas et téléphonez moi 15 minutes avant votre arrivée à Dar Sébastien pour que je puisse vous recevoir avec la directrice du centre culturel et le professeur Ridha Boukraa qui fera l’exposé lors du cocktail ! »

    L’heure avance à pas de mouche, avec cette circulation chaotique. Il ne reste plus que 30 minutes pour le rendez-vous de la réception que nous offre monsieur le maire…. Sans trop réfléchir, j’essaye d’appuyer sur la touche téléphonique « dernier appel émis » pour m’annoncer au président de la Commune.

    Poum patatrak. Oh ! Rage, oh ! Déception. Un détail. Un simple petit détail ma échappé avec ce téléphone neuf. J’ai oublié de charger la batterie la veille ! Tout le Bus est en ébullition, car il nous est impossible de contacter le Maire, son numéro personnel est enregistré sur mon petit Nokia noir. Une congressiste prend les choses en main, démonte le téléphone, sort la puce et la place dans son Nokia !

    Mince !  Le numéro du maire fut enregistré directement sur la mémoire du téléphone portable et non sur la puce. Echec et mat. Aux renseignements téléphoniques, on aura droit au standard de la Mairie qui refuse, bien sur, de nous donner le téléphone perso du maire et ne peut le contacter, pour lui passer un message, avant 20h. Il est 17h55. Plus que 5 minutes…et des centaines de Grands Voyageurs risquent de se présenter à une réception « sans maire ». Que faire ? Comment trouver son numéro de portable ?

    Conduisant d’une seule main, avec une aisance royale, il a l’oreille de partout et sa cinquantaine de passagers, du bus N°02, sont sous son aimable surveillance. Il a tout compris tout saisi et s’empresse de téléphoner à ses collègues chauffeurs des autres bus pour leur faire part du « désastre envisagé» et me demande un délai de trois autres minutes pour m’aider à trouver une solution.

    Que peut donc faire un chauffeur de bus face à un numéro de téléphone bien gardé et bien protégé ? Je buvais déjà ma honte vis-à-vis du maire et pensais aux longs mois de préparatifs de ce congrès mondial et sage conseil de mon père : « l’informatique c’est bien, mais rien ne vaut en parallèle un support papier ». Oui, tout cela est dans ma chambre d’hôtel…

    17h59. Je fais part officiellement aux membres de notre débâcle et m’en excuse. Je me disais que de son côté le Maire essayait peut-être de nous joindre sur mon portable muet pour savoir ce que devenaient nos bus. Toute cette gène me rendait ma-la-de !

    18h00. Le chauffeur du bus me tend son propre portable et me dit rapidement : « Vite, vite, ça sonne ! Répondez c’est le maire qui est en ligne ! »

    Allez comprendre comment un chauffeur de Bus a réussit à sauver la réception du Maire, à Dar Sebastien, en bord de Maire ! Allez savoir comment il réussit par son réseau d’amis à se procurer en quelques petites minutes le numéro personnel du maire!

    Sacrés téléphones cellulaires…ils me poursuivront toujours !

  • Les coulisses du Congrès (1)


    SACRE FACEBOOK

    Après toute une riche et laborieuse journée à Kerkouane en compagnie du Professeur M’Hamed HAssine Fantar nous eûmes droit à un excellent déjeuner « aux Grottes » d’El Haouaira. Poisson et bière fraîche à gogo…face à la mer si bleue…

    Puis une expérience unique, dans le même village, dans une insolite fauconnerie. Le maître faucon maîtrise la bête qui peut atteindre en piqué la vitesse de 260 Km/h. Inoubliable journée !

    En rentrant sur Hammamet, pour nous rendre à la réception du Maire de la ville, nos bus empruntent les petits villages côtiers. Voilà qu’une Cigéviste, Nordique, a soudain un certain besoin de faire une petite escale. Dans ces minuscules hameaux rares sont les cafés…salubres et surtout avec une salle d’eau…propre !

    Je demande au Bus N°03 de s’arrêter devant une belle pharmacie. La dame m’accompagne, on achète une bricole quelconque, je me présente au pharmacien et lui demander d’autoriser la dame à…

    Sa réponse est cinglante et sans appel. Non Monsieur, nous n’avons pas de…ici !

    Je me représente…en vain. Soudain un jeune monsieur accoudé au comptoir de l’apothicaire sort de son silence et m’apostrophe derechef :

    -         Ne me dites pas que vous êtes R.T ? Celui de Facebook ?

    Et hop nous voilà invités à la rue voisine, chez son ami, dans une charmante pâtisserie claire et pimpante…, avec une salle d’eau cette fois.

    Le monde est si petit !

    Le jeune en week-end au village paternel regagnera ce soir Tunis pour retrouver le sérieux de son boulot : inspecteur des fiances… et, Merci Facebook !

  • Pourquoi ce voyeurisme incongru ?

     

    Macabres curieux !

     

    Chaque jour que Dieu fait j’emprunte, le matin, l’autoroute qui relie directement El Menzah à Ben Arous vers la sortie hôpital et reprend, le soir, le chemin inverse!

     

    Que de fois un bouchon saugrenu bloque la circulation.

    Des dizaines de voitures et camions s’arrêtent sur les bas côtés dans les deux sens de l’autoroute !

     

    Ils sont dix, puis vingt, puis cent. Des curieux qui sans honte ni vergogne viennent contempler l’accident qui vient de se produire et souvent le blessé qui gît parterre.

     

    Ce matin, au niveau de la Charguia, ils étaient peut-être 200, non pas à essayer de porter secours à cette femme qui gît parterre dans son sang, où à téléphoner aux pompiers ou policiers, mais à s’attrouper en cercles et à regarder. Re gar der !

     

    Pourquoi cette indécence ? Pourquoi ce voyeurisme ?