21.05.2011
Auto-stoppeuse à... Gammarth
La dame au soyeux fourreau blanc
Entre illusion...et piège à rat
Overdose de la Révolution et dégoût de la saga DSK ! Tunis croule sous le stress et l’inquiétude et …moi Z’aussi. Je l’avoue !
Retour au clavier pour narrer une mésaventure vécue en ce début de mois, pour changer de lieux et d'atmosphère. Retour à mon petit monde de Voyage où chaque incident de la vie en rappelle mille autres, dans une petite mémoire se voulant Gardienne de la saga d'une vie trépidente aux quatre coins du monde, à la recherche de l'Autre. Cet Autre qui par ses différences sera notre véritable richesse . Quoi de plus riche que l'humain et quoi de plus mystérieux ?

Une histoire d'autostoppeuse, à l’heure où DSK fait honte à l’humanité et où la Justice américaine quoique « un peu exagérée dans sa façon d’agir » reste un exemple de probité et d’équité mondiale !
Une page de vie entre "Illusion et Piège à rats "
Mon histoire vécue est certes très loin des frasques de DSK et des Sit-in de Tunis ! Une simple histoire de la vie qui me parachuta, en quelques minutes, à San Francisco la belle ville de mes 19 ans …
C’était un chaud après midi. L’heure de la sieste ou de la somnolence.
Je déambulais de ruelle en ruelle. Soudain se dresse une porte rouge framboise face à moi ! Elle n’est ni ouverte ni fermée…je pousse légèrement le lourd battant et tombe dans un monde irréel. Imaginez-vous une dizaine de nymphettes légèrement vêtues qui se prélassent sur des sofas rouges au son d’une musique langoureuse. Une minute, 60 secondes,… ou une année entière de « voyeurisme inattendu et gratuit » et je referme la porte pour partir ! J’avais… 19 ans !
Waw ! Elle me saute dessus et m’ordonne de lui payer X dollars et face à mon refus elle arrache mes petites lunettes du nez et les jette au sol pour commencer à les piétiner avec ses jolis talons noirs…. Je ne sais plus comment je l’ai fait rire et ai vite rattrapé mes lunettes en prenant la poudre d’escampette, pensant à mon avion de 6 heures du matin qui m’emmènera, demain, à FAAA l’aéroport de Papeete à Tahiti, vers une autre planète et un long reportage pour le Figaro de Paris !
Curieusement, et 1000 ans après, cette image me revient ce soir en tête : mes lunettes chez la belle dame...
L’histoire est prosaïque. Je suis sur la route qui mène de l’hôtel The Residence à Gammarth pour aller (par le chemin des écoliers) à Sidi Bousaïd, interviewer Fadoua, la sœur du jeune informaticien que Ben Ali a jeté, un matin sous un train à Rades, il y a déjà 20 ans : Marouane Ben Zeyneb avait pénétré le système informatique du palais présidentiel de Ben Ali et y avait trouvé une liste des agents des services secrets israéliens, accrédités à Tunis pour surveiller des responsables de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).!!!
Soudain, surgie de nulle par elle est là ! Face à ma grosse voiture bleue en pleine autoroute, à un croisement au niveau de "Besma"…. Elle affronte la circulation et le conducteur rêveur. Je freine sec pour ne pas la tuer et découvre une très belle nymphe de 22 ans, parisienne crachée vêtue chic avec en plus un châle tricolore sur une épaule…et tenant à la main droite une canette métallique.
Je m’arrête. Elle vient vers ma fenêtre et me demande dans un français châtié, si elle pouvait monter avec moi si cela ne dérangeait pas trop mon…programme. J’ai pensée à une touriste perdue dans une Tunisie révolutionnaire et me fis un devoir d’aller la déposer à son hôtel. Golden Tulip peut-être ?
Elle s’installe habilement dans ma voiture, sur le siège avant droit et croise et décroise ses jolies jambes à la Sharon Stone tout en secouant habillement sa belle crinière fausse blonde… A se croire à Cannes !
Soudain une vérité éclate. La canette n’est pas un Coca mais une bière Celtia ! Mince de Mince de Mince, je suis donc tombé sur une « Prost » comme dit Nan ! Que faire pour m’en défaire de suite ?
Elle lit mon désarroi et essaye de m’amadouer dans un anglais oxfordien…. Je ne peux la brusquer. Je m’arrête en contre allée et lui propose de la raccompagner chez elle si elle le souhaitait. Sans plus. Sa main curieuse et « froide » essaye de trouver les arcanes d’une faiblesse . Mais tout mon être se ferme et je reste calme face à cette déesse maudite et non voulue ! Ma petite tête est en feu et je me demande « pourquoi est-ce qu’une si belle et instruite jeune dame se saoule-t-elle en pleine rue et racole des passants ? »
Déjà 5 longues minutes de passées. Face à mon refus réitéré elle tente sa dernière carte. Elle déclare tout simplement :
-Tu as trois choix jeune homme :
- 1/ M’emmener boire une bonne vodka sec à la Marsa et je suis à toi.
- 2/ Tu m’emmènes chez toi et je suis à toi.
- 3/ On le fait ici… et je suis à toi !
Waw. Dure, dure la vie d’artiste dirait El Greco ! Je pensais à l’adage « la plus grande offense que l’on puisse faire à une femme, c’est de refuser ce qu’elle nous offre » et tente le tout pour le tout !
C'est vrai que la chaire est faible
C'est vrai que l'homme est faible devant La Femme
C'est vrai que la Femme peut faire ce qu'elle veut (ou presque) d'un homme
Mais il est tout autant et aussi vrai, qu'une certaine dignité n'est peut-être pas à brader!
Reste pour s'aider à ne pas "plonger", la méthode de mon confrère Emile Coué par exemple... en regardant voler au loin, vers la côte de Carthage, des VIH et des MST qui vous gâcheront la vie. A jamais.
Tout cela dura quelques secondes. Un siècle...
J’ouvre toute grande sa portière avant et lui demande de quitter gentiment de ma voiture.
Oh ! Rage oh ! Désespoir. C’est le Noir, c’est l’éclair, c’est la surprise. Sa belle jambe droite glisse hors du véhicule et…. Je repense à mon histoire de San Francisco…
Sans même le réaliser, je suis à la recherche de mes lunettes que je ne trouve point. Elle fut rapide la dame !
Sa gifle fut si forte que mes lunettes valsèrent vers le siège arrière…et elle disparut dans la nature dans son fourreau blanc….
Ainsi va le monde ! Ainsi va la vie !
Illusions... et pièges à rat
17:07 Publié dans Le Voyage, Le voyageur | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : femmes, tunis, dsk, autostop, aventures
25.01.2011
VOYAGER ENGAGÉ !
Oh! Grands Voyageurs du monde!
Pensez à passer vos vacances de printemps en Tunisie !
Proximité, sécurité, beauté et exotisme à 60 minutes d'avion de Rome.
Votre présence sur notre bonne vielle Terre d'Ifriqya aidera la Tunisie à avancer plus vite vers la Démocratie!!
Welcome!
Bienvenue à Toutes et à Tous !
Même si le Tourisme ne représente que 7% du PIB il garantit toutefois l'emploie à des dizaines de milliers de familles!
Cela sera VOTRE AIDE et SYMPATHIE au pays
Welcome 2 Tunisia !
Venez vivre et sentir LA RÉVOLUTION DES BRAVES
Une Intifadhah qui changea en Révolution nationale et qui éjecta hors du pays le Tyran Ben Ali alias MACHIAVEL BEN ALCAPONE.
Ceci sans arme aucune, sans aide étrangère aucune, sans Chef ni CHE aucun, seulement avec FOI, COURAGE, INTELLIGENCE et DIGNITÉ de notre belle jeunesse hautement lettrée et éduquée!
Vive la Tunisie
PEACE IN THE WORD
Rached Trimèche
Citoyen tunisien
23:50 Publié dans Le Voyage, Le voyageur | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, voyage, engagement
01.12.2010
On le croise naissant en eau douce...
La saga du saumon voyageur
On l’associe à toutes les fêtes de la vie et il ne cesse de flatter papilles et palais ! On le croise naissant en eau douce et le voilà plongeur en eau salée, pour devenir ensuite saumon porteur génétique en eau douce à nouveau ! De quoi perdre son Nord, Caramba !
Royal, rouge, argenté ou rose il sera consommé avec douceur et délectation.
Ces saumons ou poissons "anadromes", éclosent en eau douce, puis migrent en mer où ils vivent l'essentiel de leur vie d'adultes. Ils retournent ensuite en eau douce pour frayer... et mourir.
En alevin il commencera sa vie en rivière et sera ensuite tacon, puis saumoneau et enfin smolt en haute mer ! Si dans la Bible on naît de la terre pour revenir à la terre, le saumon lui, nait en rivière et reviendra à la rivière ! Voyageur, qui en fin de course se donnera la mort, là où il pondra ses œufs !
Le saumon est et restera un Grand Voyageur
Même mort, le saumon est encore Grand Voyageur. Un peu comme si, ayant conservé le sens du devoir, il mettait un point d’honneur à regagner des Miles gratuits. Et qu’ils soient Norvégiens ou de l’Alaska, les saumons affichent le même travers !
Jugez plutôt : à peine les obsèques bâclées, il dénie toute incinération et se fait congeler pour s’offrir un voyage en Chine. Là bas, la MTC (Médecine Traditionnelle Chinoise) qui réalise des prouesses depuis des millénaires, le réanime. Il bénéficie ensuite de la chirurgie esthétique grâce à des injections de saumure de sel qui lui font gagner 10% de son poids. Une fois réchauffé sans feu, mais avec de la fumée liquide pour faire au plus facile, les autorités qui n’apprécient pas la présence des « sans papiers » dans un pays surpeuplé, le remettent au congélateur pour le réexpédier manu militari en Europe. Si le saumon mort ne peut plus voyager, soyez rassurés, le nombre de kilomètres global parcouru est très largement compensé par ce saumon mort qui fait deux fois le tour de la planète en avion.
Poisson anadrome, le saumon naît en eau douce
dans des eaux courantes près des sources, et descend jusqu'à la mer où il vit parfois plusieurs années, puis retourne dans le fleuve dans lequel il est né pour frayer ou se reproduire. Parfois les mâles du saumon royal ou saumon chinook (Oncorhynchus tschawytscha) tout comme le saumon atlantique (Salmo salar) retournent en mer et participent une seconde fois à la reproduction. Poussé par son instinct, il parcourt des milliers de kilomètres et remonte même de tous petits ruisseaux contre vents et marrées ! Certains franchissent des cascades de trois mètres ou traversent des routes en profitant des inondations.
L'extraordinaire cycle des saumons
Le cycle de vie des saumons du Pacifique commence quand la femelle adulte dépose des milliers d'œufs sur le fond de gravier d'une rivière ou d'un lac. Selon la situation géographique mais aussi selon l'espèce, cela se passe à différents moments de l'année. Le King ou "Chinook", le Silver ou "Coho", le Red ou "Sockeye" sont les trois espèces du Pacifique les plus recherchées par les pêcheurs sportifs. Le Pink et le Chum sont les deux dernières.
En Alaska, les saumons se reproduisent de juin à septembre. Néanmoins, avant que ces œufs ne soient fertilisés, le mâle et la femelle doivent effectuer un extraordinaire voyage à contre-courant, et subir une transformation physique qui les prépare pour le frai.
En mer, ils grossissent rapidement grâce à l'abondance de nourriture qu'ils y trouvent. Quand ils sont prêts à retourner en eau douce pour frayer, l'instinct les guide à l'endroit précis où ils sont nés. Les générations successives forment cette "remontée" qui, d'année en année, vient se reproduire et mourir exactement au même endroit. C'est grâce à leur odorat que les saumons localisent leur rivière natale. Ils sont capables de déceler les particularités chimiques de l'eau des endroits où ils passent et se servent ensuite de leur mémoire olfactive pour refaire le même chemin en sens inverse.
Dès qu'ils entrent en eau douce, la transformation physique commence. Leur couleur passe graduellement de l'argenté au rouge, vert ou violet selon l'espèce. Les couleurs vives que les saumons acquièrent en période de frai aident les membres d'une même espèce à se retrouver au moment de la reproduction. Les mâles développent une mâchoire proéminente, le bécard. Les saumons ne se nourrissent plus dès qu'ils retournent en eau douce, leur seul objectif est la reproduction. Noblesse oblige !
Une fois que la femelle a atteint la frayère, elle commence aussitôt à chercher un endroit propice pour creuser son nid et y pondre ses œufs. Pour ce faire, elle se positionne sur le côté et fouette le gravier avec sa queue afin de créer une légère dépression. Ensuite, avec son museau, elle agrandit cette dépression afin de pouvoir y déposer ses œufs.
La femelle pond durant plusieurs jours. Au début, elle peut déposer jusqu'à 1200 œufs à la fois. Une fois que les œufs sont fécondés, ce qui ne prend que quelques secondes, la femelle les recouvre de graviers. Elle défend alors farouchement son nid jusqu'à sa mort, qui se produit environ une semaine plus tard.
Un faible pourcentage de ces œufs seulement survivra jusqu'à l'éclosion. Certains sont emmenés par le courant avant que la femelle ne puisse les recouvrir de gravier, d'autres sont consommés par d'autres poissons (truites, ombles, ombres), ou détruits par certaines activités humaines.
Dernier Voyage vers l’Océan
Juste avant d'entamer le grand voyage vers l'océan, les jeunes saumons subissent une autre modification physique. Ils deviennent argentés et prennent la forme finale du saumon.
Une fois dans l'océan, les saumons peuvent parcourir des milliers de kilomètres. Ils se nourrissent de plancton, de crustacés, de larves, et même de petits poissons, y compris de jeunes saumons...
Les saumons adultes passent jusqu’à sept ans dans l'océan, selon l'espèce et la provenance géographique. Enfin, peu après la ponte ou l'ensemencement par les spermes, mâles, les femelles meurent de façon inexpliquée avant même la naissance de leurs alevins.
La Norvège est aujourd’hui le premier producteur mondial de saumons, avec des fjords riches en salmonidés. Le pays en exporte 323 000 tonnes. Le Chili et le Royaume-Uni occupent respectivement la deuxième et la troisième position et La France, le Canada et le Danemark sont spécialistes du fumage.
Oyez ! Oyez Voyageurs! Votre tranche de saumon fumé risque fort d’être TGV du CIGV.
La lune caresse la vague qui susurre au saumon, la saga de ses ancêtres et lui offre délicatement l’édito de votre Astrolabe porteur de chaleureux vœux de bonheur pour 2011.
17:39 Publié dans Le Voyage, Le voyageur | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : saumon, voyage, frai, destin, pacifique, pêche
10.09.2010
DESTINS DE FEMMES
au Costa Rica
Au Costa Rica, au pied du volcan Arenal, qui tarde ce soir a cracher sa soupe , un clavier qwerty, en pleine jungle tropicale, pour taquiner la muse et attendre la fete du Feu...apres mon long voyage a travers trois continents d un trait et une journee a Santo Domigo, capitale de la Republique dominicaine!
La premiere est Allemande aux yeux emeraude et au coprs elance et muscle
. Helga a 34 ans, saine de corps et d esprit elle decide de lacher son metier de chef Project a Munich dans une grande firme d automobiles et d aller vers son destin: " J ai gagne assez d argent pour faire une pause de dix ans. Avec ma planche a voile je viens surfer un mois au Costa Rica et je vais essayer mon immigration en Nouvelle Zelande ou le surf est Roi!"
La seconde n a que 24 ans sur papier. Peut etre deux vies en realite, ou toute une vie deja-
Consuelo, charmante petite blonde aux yeux lagon et au sourire genereux vit au Costa Rica, avec voiture, enfant, homme et chalet---depuis 8 jours et glisse dans la vie comme un marsoin sur rail
A 15 ans elle quitte sa famille bourgeoise romaine et part a Tarrifa, en Espagne, face au Maroc.
Les cours d espagnol sont egrenes de joints nocturnes et une premire glissade dans ce monde fumeux!
Un jeune Algero-portugo-francais ,mecano de metier la charme et l embarque dans son bus bleu.
Trois ans de vie a deux dans un bus en Espagne et en France. Luigi, naitra le jour de son 18e anniversaire, Un camion consomme beaucoup de mazout et il faudra durant des annes savoir " se servir de nuit"dans les citernes de kiosques a essence et le jour essayer de dealer----
Ainsi va la vie jusqu au 1er anniversaire de Luigi.. Adieu les bus, les Roms, les Dealers, le farniente et le Mec qui ne voulait pas de ce fils
Aujourd hui Consuelo est en couple avec Giacomo, un jeune champion italien de plongee profonde, et s adonne avec lui a sa nouvelle passion marine dans les mers lointaines du monde, avec son bebe age de 5 ans dans les bras!
Un premier tournant de vie qui chasse une page qui glissait vers le desastre et qui ouvre peut etre une porte de soleil et de bonheur ...si attendu et merite!
NB LIRE SUITE DU REPORTAGE SUR LA PAGE FACEBOOK de Rached Trimeche sous STATUT:
17:37 Publié dans Le Voyage, Le voyageur | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : costa rica, hasard, destin, femmes, voyage, aventure









