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amour - Page 11

  • Kimberley, toute de Bocelli imbibée

    Kimberley

    au Swaziland

    Lausanne. (Un soir). «Con te partirò, Con te partirò». La voix d’Andrea Bocelli enveloppe Roxane, la pénètre, la caresse et l’emporte loin au fond ce lac Léman, à Pully, au cœur du Canton de Vaud, en Suisse. L’aube pointe timidement à travers un rideau ocre, mal fermé.

     

    Toute de Bocelli imbibée, Roxane ne cesse d’assécher maladroitement ses larmes qui trottent et trottinent sur ses joues d’enfant. A l’horizon et à l’autre bout du lac, le casino de la ville française d’Evian croule sous les frasques de la nuit précédente, loin des préoccupations de Roxane. Sa tête, chaude et bouillonnante, semble sortir d’un geyser d’Islande. Par contre ses pieds semblent être pris dans une banquise de glace.

    Elle ne s’est même pas aperçue d’une panne de chauffage qui la transit de froid.

    La nuit fut longue et son ordinateur de reporter n’eut aucun répit. D’un jet, elle vient de transcrire l’histoire de Kimberley qu’elle rencontra un jour, chez des amis communs, à Paris.

     

    UN DOUBLE FAIT DIVERS Á ...

    Cette aventure de Kimberley, commencée au royaume de Swaziland et achevée à l’orée de Barcelone, au pays catalan d’Espagne, est à la limite du réel. Cruellement réelle.

    Kimberley est née dans les faubourgs de Johannesburg. Grande, blonde, espiègle et musclée, d’origine hollandaise avec un soupçon d’ancêtres britanniques, Kimberley est le quatrième enfant d’une famille d’ouvriers sud- africains. Son grand- père trône en noir et blanc dans un vieux cadre cloué sur un mur de sa chambre. Moustachu et musclé, il pose devant un pont métallique, en compagnie d’une vingtaine de vaillants soldats. C’était l’époque où les blancs envahissaient l’Afrique du Sud, délogeaient les Noirs, concevaient les prémisses de l’apartheid et construisaient à mains nues un pays qui sera, à la fin du XXe siècle, l’Australie ou le Canada de l’Afrique. Le développement parallèle des races deviendra le credo de ce pays et de la famille de Kimberley.

    Un soir, à onze ans, dans leur petit cottage de week-end, elle fut brusquement réveillée en plein sommeil par une main qui lui fermait la bouche et par seconde main qui ébauchait un drame. Le violeur n’était autre que son père. Six ans plus tard, Kimberley rompt avec ce long silence. Six ans d’acquiescement et six ans de torture. La musique et la danse l’enveloppent, la prennent et la sauvent peut-être. Danseuse confirmée, elle devient rapidement la coqueluche des cabarets de Johannesburg. Spécialiste dans le strip-tease artistique, elle décroche un jour et sans difficulté, un contrat d’une semaine à Mbabane, la capitale de Swaziland voisin.

    C’est un immense centre d’animation nocturne qui reçoit notre jeune héroïne. Le « Why not ? ». Au n°39 du motel de ce centre d’animation, Kimberley lâche ses amarres. Un seul gros sac bleu en tissu rayé contient tous ses effets. Une à une, ses petites robes et jupes légères quittent ce sac de toile pour aller se balancer sur de simples cintres bleus et blancs. Une dizaine de tenues de danse noires et dorées surgissent du sac pour s’étaler amoureusement sur toute la largeur du lit. Ces culottes, soutiens-gorge et foulards colorés sont les seuls apparats de l’actrice. Une semaine durant, Kimberley s’exhibe pendant trente minutes, à minuit pile, face à une foule en délire. Trente minutes de travail, 23 heures 30 de liberté.

      UNE FOULE ÉMÉCHÉE

    C’est le dernier soir, Kimberley a le cœur gros. L’âme en pleine, elle pense avec tristesse et nostalgie à son retour à Johannesburg à quelque huit cents kilomètres d’ici. Cette vie calme doublée d’un cachet mirobolant s’achève ce samedi soir. Les caprices du hasard mènent souvent à un autre destin qui passe par un simple chas d’aiguille.

    Il est minuit. Le rideau se lève sur une scène parée de velours rouge et noir. Prés de deux cents personnes, triés sur le volet, ont pu prendre place dans cette salle de spectacle. La foule éméchée, souriante et encore policée attend avec impatience le dernier spectacle de la « fille de Jo’burg ».

    Le bruit du silence est assourdissant ! Le calme précède la tempête ! Les cœurs commencent à battre la chamade et les pupilles à danser la tramontane ! Les hommes attendent le passage du virtuel au réel et se nourrissent d’espoir !

    (à suivre)

  • Comment voyager en 2009?

    Voyager

    dans l’espace

    Voyager sans risques, sans un certain brin de folie, sans humour et sans fantaisie est-il encore voyager? Comment réaliser ce rêve demain ?

    En 2009, un petit avion aux drôles d’ailes pliées et un intérieur minimaliste pour laisser les voyageurs se concentrer sur la planète bleue : Richard Branson a dévoilé, en septembre 2006, à New York une partie de son engin spatial, destiné à ouvrir le voyage dans l’espace au plus grand nombre. Maîtres mots du projet : sûr, écologique, accessible, a insisté le milliardaire britannique, en dévoilant sur fond de musique planante et de jeux de lumière une immense maquette de ce que sera l’intérieur de «SpaceShip Two», l’appareil de Virgin Galactic en cours de construction dans le désert Mojave (ouest des Etats-Unis).

    Aventurier touche-à-tout, Branson rêve que des millions de gens puissent visiter l’espace, promet d’en démocratiser l’accès, imagine déjà des bases de lancement en Australie, en Suède, en Grande-Bretagne. «Notre but est de construire le premier système de lancement spatial au monde sans dommage pour l’environnement et de prouver la viabilité commerciale d’un système sûr qui à la fin pourra transporter équipement, science et personnes». Et «nous espérons que des millions de gens iront dans l’espace», a-t-il dit lors d’une conférence de presse en présence de Buzz Aldrin, l’astronaute qui marcha sur la lune. Virgin Galactic, qui veut dans l’immédiat construire cinq vaisseaux, prévoit son premier vol début 2009. L’engin sera un petit appareil décollant depuis le dos d’un autre avion et transportant six passagers et deux pilotes à 120 km au-dessus de la Terre, pour un quart d’heure en apesanteur. Conçu par Burt Rutan, il sera une version améliorée du vaisseau de l’Américain, Spaceship One, premier engin civil à avoir effectué des vols suborbitaux en 2004. L’intérieur sera blanc et minimaliste, avec des sièges devenant couchettes pour un retour dans l’atmosphère moins rude et des hublots ronds posés partout, du sol au plafond. «C’est un projet magnifique car il s’inscrit dans l’histoire de l’Humanité, du rêve d’Icare aux premiers vols», a expliqué le designer, qui imagine un projet le plus épuré possible «afin d’être le plus proche du rêve».

    Sur les traces de l’Iranienne Anousheh Ansari le Voyageur de l’an 2009 goûtera à l’ivresse de l’Espagne et comme une autre Iranienne lauréate du Prix Nobel de la Paix en 2005, Shirine Ebadi, il criera la Paix, il clamera le Tolérance et il chantera l’Amour. Des valeurs universelles qui donnent à l’homme de la grandeur et…de l’humanisme !

    Le Grand voyageur, adepte d’Icare et prisonnier de ses innombrables fantasmes sera fidèle au rendez vous spatial, pour une nouvelle aventure humaine.  Sans autre pareille !