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passion - Page 3

  • Club CIGV

      XVIIe Congrès mondial

    CIGV

    Un rendez-vous de Paix, d'Amitié et de Tolérance

    Du 10 au 12 novembre 2006

    Barcelona

    La magie est encore au rendez-vous ! Un congrès qui sera à jamais inscrit en lettres d’or sur une pierre blanche. Plus que jamais, l’Amitié était au rendez-vous. D’intenses et beaux instants chauds en émotion, en retrouvailles et en découvertes !

    Merci à Jose-Luis Buch et à Marisa sa principale assistante qui ont fait du Ritz Palace de Barcelona, une maison CIGV, où tout Cigéviste était l’hôte du Roi…La météo dame le pion au week-end et nous offre un nouveau printemps ensoleillé durant nos trois jours de congrès !

    Deux personnages, deux hôtes de marque au Congrès 

    A l’ouverture 

    C’est par la « surprise du siècle » que commence notre congrès en début de séance plénière : Du haut de son « jeune âge avancé », auréolé de 20 ans de présidence CIO à Lausanne et d’une carrière précédente de Ministre des Affaires Etrangères d’Espagne, Président de la banque Caixa,  Juan-Antonio Samaranch, Membre fondateur et Vice-Président du CIGV s’installe à la tribune d’honneur et de sa voix douce égrène ses souvenirs au club: « En jet privé (Mystere 20) il débarque à Tunis, en mars 1984,la veille du Premier Congrès Mondial…pour s’excuser de ne pouvoir assister au Congrès et recevoir enfin la médaille qui lui était décernée…Le plus grand voyageur du monde,  avec 189 pays visités (218 aujourd’hui) recevait ainsi la médaille d’or du CIGV.

    Surprise. Les 120 minutes d’escale à Tunis se transforment en Scoop mondial. Le président Samaranch est venu avec 30 journalistes de 30 différents organes de presse (télé et presse écrite !) ! C’était sa contribution au succès et « faire part de la naissance officielle de « bébé CIGV », 19 mois après l’Assemblée Générale constitutive du CIGV à San Juan de Puerto Rico» …

    Le Premier Ministre tunisien et neuf de ses ministres sont présents avec l’ensemble des Cigévistes, à l’aéroport de Tunis, pour que la fête soit totale !

    Merci Président Samaranch !

    A la clôture

    Par un deuxième personnage espagnol aussi haut en couleurs !

    Juan Gaspart JR sera présent au premier dîner CIGV, au Ritz -Palace(5*GL), et à la soirée de gala à l’hôtel Avenida Palace ! Président de la chaîne hôtelière HUSA qui nous héberge et qui compte plus de 70 hôtels 5* en Europe, Juan est également président du célèbre club de football BARSA, Président du Tourisme de l’Etat de Catalogne et enfin Consul Honoraire des Seychelles !

    Un Personnage émouvant qui nous a fait revivre notre membre fondateur (1983) Juan Gaspart, son père, et qui de la simplicité conjugue tous les traits…

     

    n      Pays représentés : Allemagne, Algérie, Australie, Belgique, Chine, Côte d’Ivoire, Espagne, France, Grèce, Luxembourg, Monaco, Guadeloupe, Italie, Luxembourg, Portugal, Réunion, Seychelles,  Suisse, Tunisie, USA & Venezuela.

    n      Lecture des rapport moral, financier 2005/2006 et Budget prévisionnel 2006/2007.

    n      222= 246 ! C’est une simple logique ! Notre liste originale du mois d’août 1982, comptait 222 pays et porte le nom de TWO TWO TWO ! Le 246e pays coopté par le congrès est le Monténégro ! Tout Cigéviste qui a déjà visité ce pays doit envoyer une lettre écrite au HQ en précisant par exemple que 86+ Monténégro = 87, afin d’être homologué ! Merci.

    Voir liste sur les sites Web :

    www.cigv.com & www.cigv.it &  www.cigv-online.com 

    n      Prochains congrès mondiaux : Seychelles et Tunisie. Décision par le BE, au vu des cahiers de charges, en avril 2007, pour le congrès de mai 2008

     

    Extrait des Recommandations :

    n          Maintient pour la 9e année consécutive du taux de la cotisation annuelle internationale !

    n           Faire connaître nos 6 principaux sites Web et Blog CIGV autour de vous ! C’est l’avenir du CIGV ! Merci aux 3 Webmasters du Club pour leur assiduité: Alex, Mauro et Anis.

    n       AWARD CEREMONY :(au dîner de gala à l'hôtel Avenida Palace) Médaille décernée une seule fois, à chaque changement de classe ou catégorie TGV (100, 150 et 200)

    n      Médaille d’or : Monique Feuardent (CH) avec 209 pays visités

    n      Médaille d’argent : Guido Ragazzoni (CH) (152) & Mercedes Marimon Garnier (E) (150)

    n      Médaille de Bronze : Jacques Loupy (Réunion) (118), Louis Mille (Monaco) (107), Claudio Chiumello (I) (101).

    n      Prix de l’Amitié : A neuf Cigévistes dont le tout nouveau Juan Gaspart JR.

    LES COULISSES DU CONGRES

    ** La plus longue séance photos au CIGV depuis 1982 : Tous les Cigévistes présents ont tenu à prendre une photo personnelle avec le Président Samaranch qui a eu un entretien avec tout un chacun.

    ** LA visite surprise. A bord d’un navire Costa,  Hughes des Etages dit Gugus, dit Dieu, du CIGV-Guadeloupe, fait coïncider sa superbe croisière méditerranéenne avec le Congrès ! Bravo Gugus !

    ** Monseigneur Antonio Fullana Moragues (Archevêque d’Espagne) bénit nos travaux d’une façon solennelle et oecuménique en début de congrès.

    ** Marco Pramonego du CIGV-Italie vend aux congressistes le livre qu’il vient d’écrire sur sa compagne Théa…qui vient de nous quitter pour un dernier voyage. Tous ces sous iront vers les enfants d’Amérique centrale !

    **  Dernier voyage : En plein Congrès la Maman de Clara Buch nous quitte pour un dernier voyage…Fawzia et Rached représenteront l’ensemble des Cigévistes au Crématorium de Barcelone !

    ** Hommage à Federico Marimon-Garnier (Past-président du CIGV-Espagne) réitéré aux quatre membres de sa famille présents au Congrès. Mercedes, l’épouse du défunt président, a suivi avec émotion tout cet hommage

    ** Le plus jeune Cigéviste : Jonathan Starck  (17 ans) du CIGV-Allemagne, est adepte du trekking sur les montagnes d’Asie et d’Europe…

    ** Le plus joyeux déjeuner de l’année : A la ferme Torres, après la visite en bus du vignoble (2000 ha) et des caves. Un menu sympathique arrosé par Vina Sol 2005 (aux salades), de Mas Rabell Tinto 2004 (au filet de Buey con salsa de Fricando), de  Moscatel Oro (à la mousse de Avellanas) et enfin un envoûtant Torres Orange Liquor (à volonté…) avant et après le café express de la maison !

    Résultat des jeux. Chacun a bu lors de ce dîner un minimum de 10 verres de ces bons vins…sans indigestion aucune ! Une heure de promenade en campagne avec des chants à tue tête…par des Grands Voyageurs heureux !

    ** Merci à M. Chala du CIGV-Tunisie qui n’a cessé de mitrailler nos travaux durant 3 jours avec ses caméras !

    ** Une minute de silence en mémoire de 26 Cigévistes ou proches parents de Membres CIGV dans le monde, partis pour un dernier voyage durant cette année

    ** Le professeur Nardo Giardina du CIGV-Italie invite tous les congressistes, le lundi 18 avril 2007, au Theatre Medica de Bologne, pour fêter le 55e anniversaire de son orchestre « Doctor Dixie Jazz Band » ! Notre Gynéco qui fume comme un pompier…garde son souffle caramba ! Tanti auguri Nardo !

    Rappel : Le CIGV est aujourd’hui présent dans 184 pays ! Avec 50 pays visités on acquiert la qualité de Cigéviste, entre 25 et 49 pays visités on devient déjà « Membre Aspirant »et enfin à partir de 100 pays visités on intègre la liste fermée des 104 TGV du CIGV. : www.cigv-online.com & www.cigv.com

    Credo du CIGV: la Tolérance

    Devise: "Peace in the world"

    Publications: Astrolabe (revue), Astrolabe-Plus (encyclopédie thématique), News mensuels en 9 langues et Directory mondial annuel.

    Adhésion : par cooptation! Contacter directement le HQ par E-mail: cigv-hq@planet.tn

     

  • Partir....2

    VOYAGER…loin

      Un voyageur, c’est aussi et tout d’abord cette fabuleuse mémoire, ordinateur sans pareil qui nous offre le luxe suprême de nous faire revivre nos autres voyages. C’est en voyant la poutre verte d’une façade blanche du siècle passé, qu’il se remémore, par exemple :

    un lointain temple d’Asie ou une certaine avenue de Leningrad. Telle ville aura un parfum de Wellington et un arôme d’Amsterdam. Le puzzle se referme. A travers tel détail il revit ses Aventures- Voyages. Il revoit le Monde sur un écran géant. Je revois Bali et ses danseuses et le quartier de Kuta où ma chambre d’hôtel ne coûtait à l’époque qu’un seul et unique US dollar.

      En Indonésie toujours, j’entends les gigantesques et immobiles cloches de Borubudur, avant d’aller assister au mariage princier de Yogyakarta ou « Joja », où seules de pâles bougies éclairent ce palais princier d’un autre âge. Et je repense à ma récitation enfantine : « la reine de Java, la Noire Chasseresse avec l’aube est venue au gîte de ses petits ... »  plus loin, Singapour ce petit dragon  d’Asie qui croule sous une montagne d’électronique et de gazon bien taillé. Kuala lumpur (ou kil) me berce encore par la voix de ses muezzins. Bangkok au « floating market » et au Bouddha couché reste le nœud gordien de l’Asie du Sud-Est.

    Luang Prapang, l’autre capitale du Laos sera toujours dans mon souvenir l’image de cette montée du Mekong, fleuve de boue rougeâtre, en barque militaire, pour arriver au crépuscule chez le prince Suvanuphang, mon interviewé, qui reprend provisoirement le pouvoir de son pays.

      Dans un autre pays en conflit, je revis le couvre-feu de Saïgon, avec cette fin de guerre qui augure déjà les « boat people ».

    Les officiers onusiens du H.C.R. en poste à Saïgon m’ouvrent d’autres portes vietnamiennes. Manille que je quittais les larmes aux yeux, plein d’émotion et d’amour pour ce pays de guérisseurs philippins. Tokyo au Shinkansen, prédécesseur du T.G.V., sera tout comme Osaka, Yokahama et Kyoto un inaliénable film du futur, qui divise le Monde en trois parties : l’Occident, l’Orient, et le Japon.

      Taipeh capitale de Taiwan ou Formosa qui se croit seul représentant chinois sur terre. Hong Kong en fin de bail anglais (1991) sur un espace aussi petit que l’île de Djerba, love quatre millions de chinois et quelques heureux britanniques, entre Victoria et Koowlon. Macao la portugaise nous offre son casino à une encablure de Hong Kong. Plus loin c’est Karachi et le torride soleil du Pakistan.

      En Inde, à partir de New Delhi c’est l’escapade millénaire vers Agra et Jeipur, entre deux sessions du 77e sommet des Non-Alignés. Dans mon cerveau continue à défiler ce périple de 181 pays. Voici la péninsule d’Arabie avec le riche Qatar, l’ancestral Oman, Bahrein entre deux mers, Koweit la puissance du cerveau bien nanti, puis les vestiges de Damas, de Babylone et de Bagdad en allant vers le pays des Pharaons. Le pays des Ottomans Istanbul fut Byzance puis Conserve un Ephèse aux richesses incalculables. Athènes la civilisation voisine et rivale sera le relais, pour découvrir le Monde Rouge au gré des années en passant de Leningrad à Sofia via Varsovie, Dubrovnik, Prague, Budapest, Bucarest et Tirana (mon 93e pays visité). A Rome, rivale d’Athènes et de Carthage, le cigéviste gagne un second pays visité le Vatican.

      Plus au Nord, la riche Scandinavie et plus loin encore sous un admirable soleil de minuit un souper au pays de feux et de geiser, l’Irlande du bout du monde.  

    Dans un autre coin de cerveau je revois les douze premiers pays de la C.E.E. bordés de minuscules et sympathiques Gibraltar, Jersey, Andorre, Monaco, San Marino, Liechtenstein et les riches voisins, Suisse (pays de mes études ) et Autriche. Sans oublier l’insolite réveillon de l’an 2000 à Kichinau capitale de la Moldavie…mon 53e et dernier pays européen visité!

    La mémoire est un fossé béant et géant…bien d’autres souvenirs en sortiront… avec cette incroyable richesse de vécu, d’espoirs, de désespoirs, d’amours, de peines, de catastrophes, d’accidents, de bonheur, de joie et surtout de fabuleuses rencontres…pour trouver en bout de chemin, cet être immuable, ni bête, ni ange, ni démon. Un Homme !  

    (à suivre)

  • Kimberley, toute de Bocelli imbibée

    Kimberley

    au Swaziland

    Lausanne. (Un soir). «Con te partirò, Con te partirò». La voix d’Andrea Bocelli enveloppe Roxane, la pénètre, la caresse et l’emporte loin au fond ce lac Léman, à Pully, au cœur du Canton de Vaud, en Suisse. L’aube pointe timidement à travers un rideau ocre, mal fermé.

     

    Toute de Bocelli imbibée, Roxane ne cesse d’assécher maladroitement ses larmes qui trottent et trottinent sur ses joues d’enfant. A l’horizon et à l’autre bout du lac, le casino de la ville française d’Evian croule sous les frasques de la nuit précédente, loin des préoccupations de Roxane. Sa tête, chaude et bouillonnante, semble sortir d’un geyser d’Islande. Par contre ses pieds semblent être pris dans une banquise de glace.

    Elle ne s’est même pas aperçue d’une panne de chauffage qui la transit de froid.

    La nuit fut longue et son ordinateur de reporter n’eut aucun répit. D’un jet, elle vient de transcrire l’histoire de Kimberley qu’elle rencontra un jour, chez des amis communs, à Paris.

     

    UN DOUBLE FAIT DIVERS Á ...

    Cette aventure de Kimberley, commencée au royaume de Swaziland et achevée à l’orée de Barcelone, au pays catalan d’Espagne, est à la limite du réel. Cruellement réelle.

    Kimberley est née dans les faubourgs de Johannesburg. Grande, blonde, espiègle et musclée, d’origine hollandaise avec un soupçon d’ancêtres britanniques, Kimberley est le quatrième enfant d’une famille d’ouvriers sud- africains. Son grand- père trône en noir et blanc dans un vieux cadre cloué sur un mur de sa chambre. Moustachu et musclé, il pose devant un pont métallique, en compagnie d’une vingtaine de vaillants soldats. C’était l’époque où les blancs envahissaient l’Afrique du Sud, délogeaient les Noirs, concevaient les prémisses de l’apartheid et construisaient à mains nues un pays qui sera, à la fin du XXe siècle, l’Australie ou le Canada de l’Afrique. Le développement parallèle des races deviendra le credo de ce pays et de la famille de Kimberley.

    Un soir, à onze ans, dans leur petit cottage de week-end, elle fut brusquement réveillée en plein sommeil par une main qui lui fermait la bouche et par seconde main qui ébauchait un drame. Le violeur n’était autre que son père. Six ans plus tard, Kimberley rompt avec ce long silence. Six ans d’acquiescement et six ans de torture. La musique et la danse l’enveloppent, la prennent et la sauvent peut-être. Danseuse confirmée, elle devient rapidement la coqueluche des cabarets de Johannesburg. Spécialiste dans le strip-tease artistique, elle décroche un jour et sans difficulté, un contrat d’une semaine à Mbabane, la capitale de Swaziland voisin.

    C’est un immense centre d’animation nocturne qui reçoit notre jeune héroïne. Le « Why not ? ». Au n°39 du motel de ce centre d’animation, Kimberley lâche ses amarres. Un seul gros sac bleu en tissu rayé contient tous ses effets. Une à une, ses petites robes et jupes légères quittent ce sac de toile pour aller se balancer sur de simples cintres bleus et blancs. Une dizaine de tenues de danse noires et dorées surgissent du sac pour s’étaler amoureusement sur toute la largeur du lit. Ces culottes, soutiens-gorge et foulards colorés sont les seuls apparats de l’actrice. Une semaine durant, Kimberley s’exhibe pendant trente minutes, à minuit pile, face à une foule en délire. Trente minutes de travail, 23 heures 30 de liberté.

      UNE FOULE ÉMÉCHÉE

    C’est le dernier soir, Kimberley a le cœur gros. L’âme en pleine, elle pense avec tristesse et nostalgie à son retour à Johannesburg à quelque huit cents kilomètres d’ici. Cette vie calme doublée d’un cachet mirobolant s’achève ce samedi soir. Les caprices du hasard mènent souvent à un autre destin qui passe par un simple chas d’aiguille.

    Il est minuit. Le rideau se lève sur une scène parée de velours rouge et noir. Prés de deux cents personnes, triés sur le volet, ont pu prendre place dans cette salle de spectacle. La foule éméchée, souriante et encore policée attend avec impatience le dernier spectacle de la « fille de Jo’burg ».

    Le bruit du silence est assourdissant ! Le calme précède la tempête ! Les cœurs commencent à battre la chamade et les pupilles à danser la tramontane ! Les hommes attendent le passage du virtuel au réel et se nourrissent d’espoir !

    (à suivre)