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mort

  • Condamnés à vivre !

    est l'amour?

     

    Orphelin, ce n’est pas être sans père ni mère, mais c’est végéter sans « la présence » de ceux qui nous aiment et que l’on aime plus que tout au monde.

    Eux, le sens même de la vie , voir son seul et noble sens !

    Dieu, pourquoi doit-on, après le départ de ce noble et grand amour, être condamnés à vivre sur les sentiers et chemins de l’errance et de la douleur?

    Il suffit d’un grain pour que l’horloge s’arrête.

  • ADIEU L'AMI !

    CIAO MARIO..

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    Un seigneur nous quitte sur la pointe des pieds après une "longue guerre" à Milano.

    Mario Dalmazzo, Membre fondateur du CIGV

    Président du CIGV-Italie

    ami depuis 22 ans, l'homme de Coeur nous quitte! Dieu que c'est dur!

    Courage aux centaines de Cigévistes d'Italie et aux milliers de Cigévistes du monde face au Dernier voyage de Mario.

    Je t'aime!

  • Lettre au Bon Dieu (2)

     

    Droit dans les bras de la Grande Faucheuse

     

    Une nouvelle autoroute s’installe péniblement et lentement reliant l’entrée sud de Tunis (niveau Z4) à  l’aéroport de Tunis-Carthage !

    Une bouffée d’oxygène à la capitale étriquée !

     

    Sur une dizaine de kilomètres, de gigantesques blocs de béton délimitent les deux voies de l’autoroute !

    Un détail cependant. Un simple détail. Un détail de poids !

     

    A la tombée de la nuit, l’éclairage (quand il n’est pas défectueux) de cette nouvelle autoroute urbaine ou voie express est réellement tardif et chaque voiture ne voyant aucun marquage sur cette route se trouve à quelques centimètres à peine de ces gros blocs de béton…mortel !

     

    A quand le traçage de lignes blanches délimitant les bords de cette autoroute et à quand des petits systèmes jaunes ou autres réflecteurs accrochés sur chaque bloc, pour éviter aux voitures de s’incruster contre ce béton-mortel-Sur-Autoroute ?

     

    Merci Père Noël de faire suivre cette doléance publique !

  • Dieu reconnaîtra les siens

     

    8714 ?

     

    Déjà 20h. Lessivé par mon service ou garde, du samedi à la pharmacie, je prends péniblement la route de la Cité olympique de Tunis. Belhassine Chérif, Membre du CIGV-Tunisie, nous a quitté pour un dernier voyage et je voulais rendre visite à sa famille à l’occasion de la cérémonie du troisième jour ou « Fark »,!

     

     

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    Quel dédale ! Quel labyrinthe crétois ! Dionysos, Hercule et Zeus perdraient leur grec et même leur latin dans ces rues et ruelles toutes semblables.

    La nuit tous les chats sont gris n’est-ce pas ?

     

     

     

     

    Par comble de malheur, j’ai oublié mon portable et je ne peux téléphoner chez moi pour avoir le numéro ou nom exact de la rue, de la maison du défunt !

    Une cabine téléphonique providentielle neuve et pimpante me délivre du doute pour une seule petite pièce jaune de 100 millimes !

     

    Faudra chercher cette fois le 12 de la Rue 8714 !

    Suivent une dizaine de vaines recherches pour aboutir à un ensemble de villas sobres et cossues en bout de rue. Je parque sagement et continue à chercher à pied un éventuel N° 12 de cette rue mystérieuse.

     

    Un jeune couple élégant passe, me toise et me demande même la cause de mon embarras visible. Dans un français châtié, du haut de ses talons de bottes en cuir noir elle me dit :

     

    -                          « Monsieur, je pense que vous vous trompez de maison et de rue, le « Fark » que vous recherchez n’est pas dans cette rue mais juste derrière cette villa ci ! Reprenez votre voiture et faite le tour du pâté de maison. »

     

    Aussitôt dit aussitôt fait, me voilà effectivement face à une maison à la porte grande ouverte et largement éclairée où se pressent des dizaines de personnes. Je présente mes condoléances aux personnes qui me reçoivent et prend une petite chaise au fond de la salle attendant le passage de l’épouse de mon ami, la maîtresse de maison.

     

    Plus de 20 longues minutes passent. Plus d’un visage connu et plus d’une connaissance retrouvée. Fatigué, je m’apprête à rentrer et ose demander si je pouvais aller vers Lella Wassila l’épouse du défunt pour l’embrasser et lui exprimer mon amitié cigéviste.

     

    Ma question jette un terrible froid. La salle qui était une petite ruche bourdonnante semble figée dans un silence lugubre et mystérieux.

     

    Le plus âgé, le patriarche de la famille, prend son courage à deux mains et me dit :

     

    -          Je crois monsieur à votre allure que vous n’êtes pas un plaisantin, mais que vraisemblablement vous vous trompez de cérémonie funèbre. »

     

    Je bois ma honte et quitte la maison en m’excusant.

     

    Une belle Noire Tutsi, fine, élégante et souriante est là adossée coquettement à ma voiture et m’aborde sans vergogne :

     

                -«  Vous avez l’air d’un chien battu mon pauvre monsieur. C’est la vie vous savez ! Dieu reconnaîtra les siens et votre parent  prendra le chemin du paradis… »

     

                - « Mais de quel beau pays d’Afrique êtes-vous donc Belle Dame et que faites vous dans ces rues à numéros multiples-bizarres-et-trompeurs ? »

     

    Me voici pour dix minutes plongé dans le souvenir de ce pays que j’ai connu en pleine guerre où le hasard a voulu que j’assiste à une des plus grands génocides de la planète, en « temps et en nombre »entre Tustsis et Hutus. Plus de 500 000 tués en 100 jours à peine. Au pays des mille collines, au Rwanda !

     

    Elle ne peut s’empêcher d’éclater de rire en écoutant le récit de ma « confusion de maison », me prend par le bras et m’explique :

     

                -«  Il y a trois jours, deux de mes voisins sont morts le même jour. L’un ici , dans cette maison d’où vous sortez et l’autre derrière dans la villa opposée où vous étiez et d’où votre fausse blonde en bottes de cuir vous a mal dirigée… ».

     

    Cinq minutes plus tard, je retrouvais Wassila Chérif et ses trois enfants…dans leur maison.

     

    « Il n’est pas parti il nous a devancés »