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femmes - Page 5

  • Elles viennent de Vénus et eux de Mars !

     Seul l'Amour vaincra!

    Femmes et hommes vivent ensemble tout  en étant terriblement éloignés ! Quid de ce fossé abyssal et souvent problématique ?

    Ce n’est que depuis la fin de la 2e Guerre Mondiale que la Femme a commencé à conjuguer sa liberté au quotidien ! Elle accède petit à petit au travail et aux responsabilités. Puis au droit de vote et à l’IVG. Puis aux Chambres basses et hautes en passant par les chancelleries et les marocains ministériels jusqu’au siège de la magistrature suprême !

    Mais elle continue à faire peur à l’homme qui, souvent, au lieu d’en faire une alliée, une amie, une Egérie, ou même une Muse, il essaye encore en 2007  de la freiner et de la vêtir de préjugés !

    C’est que ces deux entités humaines sont complètement différentes dans leur être, paraître et surtout pensées !

    La femme a cette faculté horizontale d’une vue des choses à 180 degrés, tandis  que l’homme fonce directement dans un chemin bien déterminé!

    Aujourd’hui, ayant acquis tous ses droits, la femme mène un autre combat dans ce monde affairé et turbulent. Elle a trois vies à gérer simultanément. Sa carrière ou profession, sa vie de femme et sa vie familiale. Trois combats de chaque instant qu’elle réussit souvent, très souvent, à merveille !

    Les élections présidentielles françaises ne sont-elles pas un autre exemple de "peur de la Femme"? La belle Ségolène dérange les hommes et attise la jalousie de certaines femmes! Pourtant, énarque, mère de quatre enfants (sans époux), ministre déjà chez Mitterand et Reine du PS à la force du bras...et du cerveau...elle s'impose difficillement dans la société...

    Reste un autre problème en rade (parmi tant d’autres !) celui du machisme.

    rares sont les hommes qui essayent de se mettre réellement dans la peau d’une femme (le peuvent-il seulement ?) pour essayer de la comprendre :

    -         Son raisonnement lui semble bizarre !

    -         Sa sexualité énigmatique et son point G illusoire!

    -         Sa boulimie de la vie lui parait ravageuse !

    La société n’est pas plus tendre avec elle en 2007. Prenons le cas des jeunes ou moins jeunes qui draguent, qui font connaissance ou qui vont plus loin… On dira de l’homme que c’est un « tombeur », un Don Juan, un homme à femmes etc., tout en étant souvent flatteur !

    Par contre, la femme qui affiche ses conquêtes (c’est son choix, elle le veut et le vaut bien !) sera vite traitée par des qualificatifs hasardeux allant de « légère » à « trainée » en passant par tant d’autres qualificatifs péjoratifs !

    L’animateur de télévision française Jean-Luc Delarue vient de nous présenter, en mars 2007,  une émission d’une heure à ce sujet avec des héroïnes qui osèrent parler et arborer leurs « conquêtes » au grand dam des tartuffes, sexistes et misogynes…

    Souvent la femme en quête de tendresse cèdera  à la bagatelle et l’homme ne voit que du feu…

    Pour terminer je reviens à cette anecdote qui démontre que dans la tête des hommes, la femme est souvent cataloguée, hélas !

    A un bar marseillais, Marius fait face à Victor ! Une jolie fausse blonde se tortille sur son tabouret d’en face et fait baver nos deux amis !

    Marius se lèche les babines et remarque avec amusement  le flot d’adrénaline qui monte chez Victor et tente d’accentuer le suspens :

    -         Dis Victor sais tu que les femmes se divisent en trois catégories?

    -         Il y a les putes, les emmerdeuses et les salopes !

    -         Ah bon et c’est quoi la différence Marius ?

    -         Les putes c’est simple, c’est celles qui se donnent à tout le monde et même à toi !

    -         Les emmerdeuses sont celles qui ne se donnent qu’à toi !

    -         Les salopes…sont celles qui se donnent à tout le monde, sauf à toi !

     Est-ce la religion ou la culture qui briment encore les femmes dans plus d’un pays ?  Est-ce la coutume ou le sous-développement qui l’enferment dans un carcan ? Cet être supérieur, la Femme, fait-il  donc si peur à certains ? L'homme comprendra-t-il un jour sa chance de vivre avec "un être supérieur", une Femme?

    Comment accepter ses différences sans nuire à l'épanouissement de la Femme?

    Et vous chers amis bloggeurs, dites-nous donc qui vient de Mars ou de Vénus dans ce monde d'inégalités sociales et de préjugés accumulés et comment y remédier?

  • La cocaïne si convoitée (3)

    Le cartel de Medellin

    Edith constate avec angoisse que le cartel contrôlerait 75% de la vente de cocaïne aux U.S.A. en faisant un bénéfice annuel de près de quatre milliards de dollars. Toute l’industrie de transformation colombienne ne rapporte pas la moitié des revenus de la drogue. La corruption sera alors plus aisée, ce qui fait dire à Escobar qu’il est à la tête d’une armée de cent mille hommes.

    Cette guerre à mort et sans merci fera exploser un avion d’Avianca au dessus  de Bogota, détruira le siège du D.A.S. (police politique) et plus d’un édifice de décision.

    C’est la mort du “ Mexicain”, Rodriguez Gacha, parrain de Medellin, qui prononce la traque policière.

    Le cartel de Medellin ne forme plus qu’une seule doléance, la non extradition aux Etats-Unis.

    Aujourd’hui, c’est le père Rafael Herreros qui sert d’intermédiaire pour amadouer et sécuriser Pablo Escobar. Le parrain accepte sa reddition et choisira le site de sa prison qu’il construira selon ses vœux.

    En Suisse, une telle issue paraîtrait impossible, mais en Colombie il s’agit de sauver l’honneur de l’homme et ensuite le droit de la Nation.

    Installé dans sa très confortable prison, entouré des meilleurs de ses garde-corps  et proches conseillers, Pablo Escobar, par sa reddition, met fin à cette traque infernale. Il pourra continuer à gérer ses affaires avec ses collaborateurs zélés et n’aura plus à tirer pour se protéger.

    Quant à l’Etat colombien, il aura enfin arrêté le roi de la pègre. A la colombienne.

    CINQ KILOS DE COCAINE

    Allongée sur un transat blanc matelassé, à l’ombre d’un palmier géant, moulée dans un fin paréo pavoisé de fleurs bleues, Edith sirote sa noix de coco parfumée au rhum.

    En 72 heures de Colombie, Edith a déjà de quoi écrire un best-seller. Ce soir, son avion la ramènera en Europe. Elle aura vécu une insolite page d’histoire colombienne. La reddition de Pablo Escobar.

    Fouettée et caressée par une légère brise elle délaisse sa noix de coco pour déguster sa juteuse et suave papaye.

    - Dernier appel aux passagers de Paris, sur le vol d’Air France.

    A l’aéroport de Bogota, Edith dépose son petit cognac et s’apprête à faire ses adieux à Daniel son confrère, qu’elle n’a pas quitté une seule heure depuis trois jours.

    Soudain arrive cet élégant Monsieur aux fines moustaches, lunettes d’écaille, costume blanc en lin et chaussures luisantes en vernis. Sa démarche assurée, gestes posés et regard fuyant laissent Edith perplexe...

     (Suite et fin en 2007 !)

  • Kimberley en Suisse

    Kimberley à Zürich

    5e escale.

    La chute de la fenêtre est magique ! Kimberley se réveille, chaudement enveloppée d’une grosse couverture grise rayée de fines lignes rouges. Une radio égrène une douce musique espagnole. Une dame au visage de madone lui serre fortement les mains. Kimberley réalise qu’elle vit. Qu’elle est en vie après cette chute du balcon et tous ces supplices sexuels...

    Le jeune Juanito vidait les poubelles du quartier, pleines à craquer depuis deux jours, dans ce misérable quartier de la banlieue de Barcelone. Soudain, une image, celle d’une créature de rêve très légèrement vêtue, bloque sa respiration. Elle est là, affalée, comme anesthésiée.

    Kimberley a eu beaucoup de chance. Sa chambre se trouvait bien au premier étage, le sol était de sable et l’éboueur matinal.

    L’ambassade d’Afrique du Sud est contactée d’urgence. L’ambassadeur n’en croit ni ses yeux, ni ses oreilles et tend à Kimberley un vieux fax d’Interpol qui la recherche par monts et par vaux. C’est que sa mère avait réussi à contacter un cousin haut commis de l’Etat qui mit le monde sens dessus dessous pour retrouver Kimberley, tout en laissant de précieux contacts dans de nombreuses ambassades sud-africaines. C’est à Bruxelles que le premier contact fut établi. Deux jours plus tard, Kimberley fut ainsi accueillie en Belgique par un ami de son oncle. 

    DÉLIVRANCE Á ZURICH

    Six mois passent, de clinique en clinique, de Genval à Waterloo. Un psychiatre suisse vient la voir directement de Zurich. Il venait d’assister à un congrès de psychiatrie où le cas de Kimberley a été évoqué par un confrère belge, avec ce simple verdict : guérison impossible, retour à la normale exclu. 

    Le professeur Eichenberger subjugué par la beauté de Kimberley et sa douceur, lui propose de l’héberger dans sa clinique zurichoise si elle acceptait de subir un nouveau traitement médical de son invention. Kimberley, qui a perdu toute vitalité et toute soif de vie, se laisse convaincre par le professeur.

    Douze mois de montagnes suisses et de vie calme et confortable ne changent pas d’un iota l’état moral de Kimberley.

    Elle passe ses week-ends chez le professeur et fait tout pour s’éloigner de son fils de vingt cinq ans au physique romantique, celui d’un beau Jack au Titanic sans pareil. La répulsion du mâle n’a pas de limite et le goût de la vie est absent. Peu à peu, le professeur, dont l’épouse est partie pour un dernier voyage, adopte Kimberley un peu comme sa fille et lui offre une chambre d’amis. Commencent alors deux années de vie végétative pendant lesquelles Kimberley passe la journée à entretenir un beau jardin suisse, une cuisinette rustique et se saoule d’une musique « destroy ».

    Ce soir, c’est la Saint-Valentin. Le professeur René Dubois de Paris et son épouse sont les invités du professeur suisse. Les confrères se retrouvent avec joie mais les femmes ne peuvent hélas amorcer le moindre dialogue. Entre les hommes, le ton de la conversation se fait plus discret. Le Parisien ne cache plus son regard dirigé vers cette svelte et belle madone moulée dans un fourreau de soie blanche. Cette vierge immaculée lui fait creuser deux profondes rides de souci.

     Comment accepter la chose et garder Kimberley en phase de paraphrénie ou déconnexion de la réalité, qui la fait constamment planer ? Où est le nouvel espoir de survie dans la vie ?

     (à suivre)

  • Kimberley au Mozambique

    Kimberley à 1000 $

     

    Les hommes attendent le passage du virtuel au réel et se nourrissent d’espoir ! Soudain, jaillit de nulle part et de partout, au son d’une musique techno made in California, une grande fille de 1 m 79 dessinée dans du muscle et de la grâce.

     Sa chevelure de miel embrasse et caresse un dos droit et aguichant. Ses yeux vert émeraude passent de la profondeur d’un lagon polynésien aux feux de la savane. Ses escarpins beiges collés à sa peau par de savants lacets lui donnent sept centimètres de plus. Avec grâce et méthode, cet être de charme et de choc se propulse sur scène tel un marsouin dans l’eau. Au bout de dix minutes de danse sensuelle, le public perd tous ses cris, ses sifflements et ses adjectifs acerbes. Le silence est total. Les serveuses se figent à leur place. Seule la musique, reine et souveraine, enveloppe et ensorcelle foule et danseuse. Du haut de ses dix huit ans, Kimberley flotte sur son nuage. Un nuage de chimère et d’évasion. Le premier foulard et le chemisier de soie pourpre s’envolent comme par magie. A la vingt neuvième minute, Kimberley, qui n’a plus rien à cacher, sent battre en elle le rapide pouls de deux cents spectateurs du soir. Cette dernière minute de danse semble être une éternité. Voluptueuse, lente, lascive et soudain exubérante, elle égrène ses mouvements en dosant tous les chocs émotionnels qu’elle provoque chez ce public. La soirée s’achève par un hommage vibrant de toute une foule debout qui applaudit avec ferveur.

    Soudain, surgit un Mozambicain dans sa loge.

    Timide, bien qu’habituée aux compliments, Kimberley est surprise du sans–gêne de ce beau brun qui s’installe dans sa loge et qui lui annonce de doubler son cachet si elle acceptait. Une heure à 1 000$ est réellement un marché tentant. Kimberley accepte sans réfléchir mais pose une seule condition : rejoindre en taxi le Mozambicain chez lui, une heure plus tard.

    Crédule puis sceptique, elle se flanque de deux compagnons pour l’emmener chez le Mozambicain, qui loue ses services pour une heure de danse chez lui. Le vieux taxi japonais jaune et gris, au siège arrière à moitié défoncé, traverse toute la banlieue sombre de Mbabane. Les rues sont noires et désertes, à deux heures du matin. Espiègle et calculateur, le chauffeur de taxi demande s’il doit attendre le trio ou revenir une heure plus tard. Il répondra à sa propre question en décidant d’attendre, tout en facturant cette attente. « Parée » de ses deux gardes du corps, loin de son corps mais proches de sa sécurité, elle grimpe allégrement trois étages pour s’arrêter pile devant la porte noire de l’appartement n° 9. L’instinct de voyageur est en elle migratoire et lui ouvre tout chemin de la vie. Deux coups de sonnette brefs et un long, tel est le signal convenu pour accéder à l’antre du Mozambicain. Triple surprise : le Mozambicain est pluriel !

    Le monsieur a six amis avec lui. Les sept personnes sont déçues à mort à la vue des deux frêles et hirsutes accompagnateurs de Kimberley. L’odeur qui flotte dans ce vaste salon n’est pas trompeuse ; une poudre blanche dilate la pupille de ces messieurs et empeste tout cet univers. Une large table centrale croule sous les victuailles et agapes de toutes sortes. Le caviar, le poulet et le jambon s’entrecroisent maladroitement et heurtent un énorme seau bleu de sangria maison.

    CHIVAS ET COCAÏNE

    Il est trois du matin. Les sept Mozambicains, aux lourdes montres d’or et de diamant, planent sans parachute aucun, et non d’yeux que pour cette créature qui serait l’œuvre de Dieu ou du diable, ou des deux à la fois. Les accompagnateurs n’en croient pas leurs yeux et veulent profiter de cette aubaine unique : assister au spectacle de Kimberley chez les mafieux en extase. Ils se cachent gentiment derrière le bar et boivent silencieusement leur sangria. Les minutes d’indécision sont longues. Pedro, le chef et l’hôte, demande à Kimberley de virer ses deux acolytes. Elle refuse d’endosser son costume et de mettre sa cassette de musique en marche sans la présence de ses deux copains. Sans gaieté de cœur aucune, Pedro roule sa moustache entre le pouce et l’index et farfouille sa noire chevelure. Tous crachotent et marmonnent pour accepter enfin.

    Peu à peu, les sept Mozambicains forment un cercle autour de Kimberley et s’assoient en tailleur, un verre de Chivas étiquette noire à la main. Excitée par l’insolite, Kimberley veut terminer en beauté sa dernière soirée au Swaziland. Moulée dans un deux pièces en satin bleu, avec des paillettes et des franges dorées, Kimberley se lance dans une danse lancinante et frénétique. Il ne reste plus que cinq minutes pour empocher ses 1 000$ et partir. Soudain, le jeune barbu, baraqué et trapu, tire Pedro par le bras et le conduit à la chambre à coucher. Le conciliabule est rapide et discret. Tout comme la sentence.

    Les caprices du hasard ! Dieu Shiva et tous les prophètes du monde conjugueront-ils leurs efforts pour sauver Kimberley d’une mort annoncée ?

    (à suivre)