12.09.2010

Apprenti mafieux a Roma

Costa Rica –suite-

Notre amie Romaine du Costa Rica me devoile en fin de soiree une autre aventure perilleuse dans sa longue vie de 24 printemps.
Avec un clavier qwerty continuons le voyage!

Elle avait deja 18 ans et fit la connaissance , un soir, d´un Magherbin –Hassan- du double de son age ,ami de son frere vivant dans un camion depuis une longue annee.

Notre amie etait en panne d argent et notre Magrebin lui offre 6 000 euros cash si elle faisait ce qu il allait lui demander.

Pour acheter ses joints elle etait presque prete a tout et la demande semblait facile pour la belle Italienne aux yeux lagon!´

Un avion. Un aeroport d arrivee. Une famille d accueil. Deux jours au village du pere de Hassen le Beau quadra et retour avec le megot recolte par la famille du Maghrebin reste a Rome, 6 000 euros en coupures de 100!
Elle demanda a retirer l extrait de naissance  de Hassan-et d autres papiers adminitratifs, pour epouser  enfin ce Monsieur et lui permettre ainsi d obtenir un passeport italien.

Sa copine venait de faire la meme chose 6 mois auparavant et avait gagne 8 000 euros. Bingo.

A l aeroport de Roma Fumiccino Hassen l attendait tout sourire dehors et pris le volant de sa Fiat. Au bout de 30 minutes il braque sur elle un pistolet et lui prend les 6 000 euros et ses papiers glanes a Tunis par ses parents heureux d aider leur fils a devenir Italien et donc a les aider plus tard a trouver une porte au soleil

-Mais pourquoi a-t-il pris les 6000 euros, tu ne l epouseras donc plus et il ne sera pas citoyen de Berlusconi
-Euuh, cest fort simple, il est nerveux. J ai refuse de lui donner la moitie de la somme recoltee pour etre payee en deux fois, avant et après le passeport. Il prefera tout annuler et me foutre dehors de la voiture sur autoroute et de nuit.
- Ah, mais cela ne tient pas debout apres ce deplacement au Maghreb
- Si, si c est ainsi
-Ok, et l as tu revu depuis
- Oh que oui…. Il a epouse ma mere et devenu donc Italien. Ma mere divorcee trouva ce Beau brun et se ruina. Il lui fit vendre tout ce qu elle abatí en biens et s en empara.

Depuis six mois a peine la police l a arrete pour faute tres grave et embarque a son pays de naissance au Maghreb

Pauvre jeune amie, si inconsciente et abondonnee qui se laissa aller aux deboires de la vie.
Qu elle soit aujourd hui avec un enfant au Costa Rica et un compagnon aimable, sportif et equilibre frise l incroyable


VAYA CON DIOS AMIGA

28.12.2006

PABLO ESCOBAR et ÉDITH (2)

 Pablito à Medellin

 

Plus que jamais Edith décide de se pencher sur le sort et les traces de Pablo Escobar, le roi des bandits et narcotrafiquants de Colombie. Sa vie est une légende !

Pablo, dit Pablito, quitte très jeune le village d’Envigado pour s’installer avec ses parents à la périphérie de Medellin. Fidèle à l’adage de Colombie, il saura vous démunir de vos chaussettes en gardant vos chaussures aux pieds.

Cet agile jeune voleur trouvera un petit commerce, bien lucratif, en vendant les pierres tombales pillées la veille aux cimetières.

De vol en vol, les bijoux et les voitures seront le gagne-pain de Pablo, et la justice ne tarde pas à ficher déjà notre héros.

En participant à vingt ans, au rapt d’un industriel de Medellin, il gagne une part de rançon suffisante pour acheter un  petit lot de cocaïne.

Pablo confesse dans ses mémoires qu’il avait rencontré un “Ricain” dans une boîte de Medellin, qui avait un avion et qui voulait acheter de la cocaïne. Sans meurtre et sans sang, les nouveaux associés prospèrent en affaires.

Cinq ans plus tard, en 1975, Pablo Escobar est arrêté par les douanes, transportant dans les pneus d’un camion, 39 kg de cocaïne pure. Pablo est vite relâché faute de preuves et les deux inspecteurs chargés de l’affaire sont assassinés.

A sa sortie de prison, Pablo apprend que les deux principaux narcotrafiquants et mafiosi de Medellin viennent de tomber.

LE F.B.I. N’EST PAS LOIN

Le pouvoir est à prendre.

Le billet vert américain vient à son aide pour gagner ce trône de Medellin.

Bien qu’argenté et beau parleur, Pablo Escobar se voit refuser par exemple l’entrée du très sélect club “Campestre” de la haute société de Medellin.

Cet affront le pousse à vouloir étendre de plus en plus son trafic de cocaïne, à gérer plus de champs de pavots, à entretenir toute une flottille d’avions bimoteurs qui sauront trouver les aéroports de poche de pays voisins où la poudre sera écoulée. Se présentant un jour comme député dans une campagne électorale, il affrontera le député Lara Bonilla. Ce dernier dénoncera le narcotrafiquant fraîchement élu et fera tout pour lui ôter l’immunité parlementaire dont il bénéficie.

Le scandale est amplifié par la brigade américaine des stupéfiants et par le F.B.I.. L’homme est à extrader vers les U.S.A.. Cette extradition sera la première et plus grande hantise de Pablo Escobar.

Devenu Ministre de la justice, Bonilla déchaîne une lutte sans merci contre Escobar.

En cette année 1984, Bonilla est descendu froidement par les tueurs d’Escobar, qui bascule alors dans la clandestinité.

Une lutte sans merci contre le gouvernement et la presse se déchaîne durant sept ans.

Vivant dans un luxe inouï, entouré de voitures de collection et de chevaux de haras, Pablo Escobar vit néanmoins dans l’exil le plus forcé.

Habité par la hantise d’une extradition vers les U.S.A., Pablo qualifie ce pays de kidnappeur et défend sa théorie selon laquelle sa cocaïne pure est bien moins dangereuse que les dérivés américains : le “crack” “l’ice” et le “crank”.

Mais les milliers de personnes au service d’Escobar ne peuvent lui assurer quiétude et tranquillité.

C’est que la mise est forte. Le cartel de Medellin contrôlerait 75% de la vente de cocaïne aux U.S.A. en faisant un bénéfice annuel de près de quatre milliards de dollars.

Cet argent est vite blanchi dans les chaînes de banques, de pharmacies, d’industries ou de taureaux de combat.

A ce stade Edith veut encore savoir ! Tout savoir !Elle se croit vivant dans une série de films policiers ! LA réalité en Colombie dépasse la fiction

Elle veut contacter des hommes proches de Pablo Escobar et vivre ainsi une expérience unique !

Comment s’y prendra-t-elle ?

 

(à suivre)

 

11.11.2006

Kimberley et l'abattoir...

  L’abattoir attend Kimberley

4e escale du voyage de Kimberley

Deux ans plus tard, une brève rupture d’amnésie fera paraître certaines images floues. Escortée par Pedro, elle ira du Swaziland jusqu’à Jo’burg, en Afrique du Sud. Elle se souvient ensuite d’avoir dormie toute une nuit dans un avion. Elle se souvient encore d’une arrivée incohérente à Barcelone, en Espagne, où un jeune douanier n’arrêtait pas de lancer un regard langoureux sur son généreux décolleté.

Puis c’est le blanc. Le vide. L’obscurité.

L’histoire est hélas dramatique. Droguée à mort, Kimberley est conduite à un « abattoir », dans un quartier vétuste et isolé d’une ville d’Espagne. Durant deux ans, la belle Kimberley sera ligotée par les poignets et les chevilles à un lit métallique et sordide. Durant deux ans, cinquante hommes passeront quotidiennement par sa chambre. Un véritable abattoir. Un carnage.

Elle ne se souvient que ces cordes qui lui pénétraient la chair, du visage hideux d’une matrone qui la sortait du lit une fois par jour et qui lui donnait à boire et de quoi se nourrir trois fois par jour. Il lui reste dans la tête une boule de feu, dans le nez une odeur d’enfer et dans les oreilles, le bruit du silence. 36 500 prétendus hommes ou machines humaines sont ou « seraient » passés par sa chambre en deux ans. Est-ce possible ? Est-ce croyable ? Elle est pourtant encore en vie et tout cela a hélas bien existé.

Un matin, par le miracle du hasard, la dose morphinique de la veille fut très faible et le réveil matinal est lucide.

En une fraction de seconde, elle réalise l’ampleur des dégâts et l’incroyable cauchemar qu’elle vit. Le Swaziland, Johannesburg et le douanier de Barcelone forment un vertigineux carrousel dans sa tête fatiguée. Kimberley réalise cependant qu’elle est attachée et qu’une fenêtre entrouverte laisse glisser un premier rayon de soleil radieux. Par instinct animal, elle dégage sa main gauche d’une cordelette mal serrée. Quelques secondes plus tard, les trois autres cordelettes la dégagent enfin et c’est Kimberley qui saute de la fenêtre en disant : « Si je suis au premier étage, je suis sauvée ; si je suis au quatrième, je serais délivrée ».

Un autre blanc. Une autre page. Un nouveau chemin.

Que va-t-il se passer? Quel nouveau destin pour Kimberley? 

(a suivre)

09.11.2006

Kimberley est-elle sauvée?

Kimberley et ses gorilles

La voyage de Kimberley est à sa 3e étape.

La minute de vérité approche ! Comme par hasard, on sonne à la porte et trois malabars en casquette noire et blouson de cuir parlent rapidement en portugais à Pedro. Le chauffeur de taxi exigerait de partir de suite et comme le numéro de danse de Kimberley n’est pas encore terminé, c’est aux accompagnateurs d’aller le faire patienter.

Echec et mat. Les trois gorilles s’emparent des deux accompagnateurs sous le regard hébété de Kimberley. Pour 1 000$, les Mozambicains en voulaient encore plus, pour le reste de la nuit. Le chauffeur de taxi était de mèche. Il met rapidement son moteur en marche et attend la fermeture de la dernière porte des passagers. Tout à coup, l’un des accompagnateurs saute du véhicule en marche et ordonne au conducteur de s’arrêter. Les trois gorilles accourent et une discussion au fil du rasoir, sans queue ni tête, commence. Le premier des accompagnateurs n’avait qu’une idée en tête : gagner du temps pour permettre à Kimberley de descendre, car une fois le taxi parti, elle serait la proie de sept mâles en furie. Finalement, c’est le scénario inverse qui se déroule : les Mozambicains de l’appartement n° 9 arrêtent la musique, dévoilent leur jeu et informent Kimberley de qu’ils attendent d’elle. Le dernier argument est de taille : « Ton taxi est parti. Tu peux descendre et aller le vérifier si tu veux. On te promet de doubler ton cachet et de te raccompagner au « Why not ? ». Ils étaient tellement sûrs de leur coup qu’ils laissent la belle s’envoler, s’attendant à la revoir penaude et désarmée deux minutes plus tard, à la porte de leur tanière en quête de 2 000$. Mais le destin en décidera autrement. Telle une bombe, Kimberley jaillit de l’immeuble et fonce vers ces cinq personnes qui gesticulent devant le taxi jaune et gris en bout de rue. Les accompagnateurs, incrédules, vont à la rencontre de Kimberley, la happent, la fourrent dans le taxi et intiment l’ordre au chauffeur de démarrer. Hébétés, les trois sbires n’ont guère le temps de réagir. Kimberley est enfin sauvée.

La nuit est courte et longue, calme et agitée, mais garde bien sa couleur blanche.

Kimberley réalise l’ampleur de sa mégarde, de sa confiance voire de sa naïveté vis-à-vis de ces argentés inconnus. Elle ne réalise toujours pas que sa danse, qu’elle veut purement artistique, peut être perçue par le spectateur mâle comme une simple invite au voyage. Une telle idée la rend furieuse, triste et anxieuse. Elle se refuse d’être ou de devenir un simple appât sexuel pour des pseudo-hommes en chaleur. Elle réalise qu’elle vient d’échapper à un viol collectif et peut-être même, à un acte bien dangereux.

Une douche salvatrice la libère de toutes ses pensées. Elle doit quitter le Swaziland en fin d’après-midi pour rejoindre Johannesburg. Elle regrette déjà ce « pays des Swazis », le si beau casino du pays et ses habitants si aimables et si avenants. La voilà brusquement reprise de fureur et en train de vociférer toute la méprise qu’elle a pour l’homme. Cet homme parviendra-t-il un jour à regarder la femme autrement, sans penser à en faire l’objet de ses fantasmes ? Des Etats-Unis au Swaziland, le harcèlement sexuel continue toujours hélas à avoir pignon sur rue.

Ce midi, Kimberley retrouve ses deux anges gardiens de la veille, autour d’un déjeuner frugal. La conversation n’a qu’un seul thème : Kimberley devrait comprendre qu’il est impensable d’aller à deux heures du matin danser en petite tenue chez des hommes inconnus sans s’attendre à terminer la soirée dans leurs bras. Saura-t-elle un jour que vendre du rêve comme elle le fait n’est pas aussi innocent qu’elle le croit ?

Il est dix sept heures. On sonne à sa porte. Son cabas est fermé et sa cigarette déjà éteinte. Le chauffeur de taxi est donc à l’heure. Elle se voit déjà arriver à Johannesburg.

En une fraction de seconde, le monde semble chavirer à nouveau. Ce chauffeur n’est pas le chauffeur attendu mais bel et bien Pedro, le Mozambicain de la veille. Il est là, avec son sourire mielleux et une gerbe de vingt quatre roses rouges à la main. Naïve, elle se braque sur les roses, arbore un sourire enfantin et invite Pedro à entrer. Sans s’en rendre compte, elle est déjà en train de boire une orangeade au goût nouveau et légèrement acide.

Que cache ce goût si âpre ? La vie ne va-t-elle donc pas sourire à Kimberley ? Quel est ce nouveau drame qui pointe à l’horizon ?

(à suivre)