14.09.2010
La fuite du Voyageur
Extraction du cocon
C est peut’etre la premiere fois,en plus de 25 ans de voyage, que j ai du mal a m extraire de ma coquille, a quitter mon cocon et a envoyer au diable les mille et une occupations qui nous enchainent et cadenassent a double tour!
Fuir le quotidien, lacher prise et devenir un peu egoiste peut’etre pour penser enfin a sa propre personne etait devenu imperatif! La coupure s imposait avant l’ implosión!
Moi qui suit Voyageur de metier, je me suis confie et fie a Nan mon fils de Munich pour lui laisser carte blanche pour me fixer et reserver un petit periple centroamericain vers le COSTA RICA. Je n avais ni temps ni envie de le faire!!!
Voyager est un metier et le tout est de trouver les meilleurs avions et hotels au moindre cout et avec le plus de confort posible. Nan, notre heros aoutien de Namibie, a tenu son pari et me voici en fin de sejour, dans un des plus chrmants hotels du pays, inuagure en avril dernier par OSCAR ARIAS SANCHEZ ET PRIX NOB EL DE LA PAIX , le president du Costa Rica, en presence du propritaire dynamique et sympathique, le Tunisien de Vienne, Mister BEN ABDELKADER
Ici, tout est Cameleon, le nom meme de l’hotel, ou la couleur des murs changent toutes les 30 minutes et la couleur des coussins des lits et des sieges tous les matins!
C’est un peu un super VILLA DIDON de notre cher ami Mongi Loukil, love dans un ecrin de vegetation dense et tropicale, avec 23 suites de reve et d evasión!
Les hotesses sont d un charme fou et le gerant americain d’une extreme amabilite. Le temps a depuis longtemps suspendu son vol entre palmiers au tronc rouge, fougeres gigantesques, cocotiers elances et hibiscus frolant moult bananiers. De petits singes et gros vautours apparaissent de temps a autre pour nous lancer un chaleureux welcome….
La mer caraibe n’ a certes pas la blancheur et finesse du sable de Hammamet mais se veut une des plages les plus celebres pour surfer 6 mois par an. On y vient du monde entier.
Affaisse dans un suberbe canapé blanc avec beau matelas vert clair au fonds d un jardín tropical je me laisse aller a reprendre le fil de la vie
Papa!
Le jour ou mom Dieu sur Terre est parti, mon pere, j ai helas realise, le RIEN, le VIDE, le NEANT. Le **plus rien apres la mort**
Que reste –t-il donc comme motivation pour poursuivre le voyage de la vie, avant de se dire ‘ quand la mort viendra je ne serai plus la’?
Il ne rete plus qu’a essayer de donner un sens a la vie et pour eviter l’eternelle fuite en avant et j ai adopte une simple devise : SEUL L’AMOUR VAINCRA. Car c ‘est finalement ce que l’on donne qui donne un certain sens a la vie: un sourire, un pain, une carte de telephone, un conseil ou plus encore…
Aimer cest fuir de beliqueux sentiments tels que la Haine et l’Indifference
Aimer c’est vivre un peu, c’est essayer de comprendre l’autre et l’accepter avec nos montagnes de differences
Pour gader cette motivation dans la Jungle de la vie, j ai garde mon antidote supreme, le seul que je connaisse et le seul qui me comble. Le voyage. Voyager c’ est vivre un peu!
Flash back
Il fallait quitter Tunis avant la fin de ramadán, fermer mon officine et toutes mes autres occupations sociales, culturelles et caritatives et le stress social de l.aid et partir, partir, parrrrtir!
Je retrouve mes petits rites pas a pas: Denicher ma vieille montre de voyage qui m’ accompagna dans au moins 170 des 192 pays visites. Une vielle ARDATH blanche a bracelet metallique, achetee a 5FrS a Geneve a l’age de 17 ans…
Je la remonte comme au bon temps et elle marche. Je prepare un baluchon de 7 Kg au maximum, mes papiers, 4 sous et Viva l’aventura.
Plus je retrouve mes vieux Jeans, tee shorts et baskets, plus je suis heureux. Le Voyageur n a besoin d’aucun artifice. Pratiquement de rien. Ses seules armes sont: un sourire, la communication permanente et la presence d esprit. Car une journee peut etre decuplee en trouvailles, visites et rencontres si tout est en eveil permanent. On semble flotter dans les airs et les cieux , on parlera a tel en espagnol, a l’autre en anglais et a un 3e en allemand par exemple, et le tout dans un meme cercle a une meme table, souvent dans 9 idiomes differents et ce sans reflechir. Pavlov et Bouddha feront le reste.
Car, commuiquer c’est exister. Car communiquer cest penetrer l’autre et doubler ou tripler le sens du voyage et l aventure par la richesse de nos differences. Il est tres rare et meme rarissime qu une porte me fut claquee au nez, face a mon sourire, sauf deux exeptions dans toute une vie!
La premiere etait a la ‘’Madrague’’ que Paris Match encencait a l époque. A St Trop en bord de mer. J avais 15 ou 16 ans et je me suis cahe de nuit, dans son jardín de la Madrague, a Saint Tropez, esperant la voir a l’aube prendre son premier bain toute nue (dit-on), comme la chanson de Brassens , et l interviewer du meme coup.
Une nuit bien blanche, heureuse et…palpitante. A six heures tapantes la si belle Brigide Bardot sort d un bosquet allant vers l eau… J ai pris mes jambes a mon coup, je croyais qu elle etait la niece du general africain Bocassa et qu’elle allait me bouffer tout cru, en criant : Sale journaliste de M… go, get out”
Ma secomde mesaventure fut avec mon fils Anis, qui accepta avec joie de paratager dans ma REISEFIEBER ou Fievre de voyage un de mes Tics ou rites, depuis toujours, de sonner a une maison et me faire inviter a boire un café. Cela marcha dans 192 pays du monde et meme en Tunisie, l,ete passé, chez KB, aux deux oueds d el Mrzga Hammamet, don’t j ai brosse la vie sur ce meme Blog…
Bref, nous etions a Ahvananen a Aland, au Nord de la Finlande ou l’ete se pare de 24 heures de soleil sur 24. Au bout de dix refus dans dix maisons j ai eu bete idee pour forcer la porte de l’autre et partager Boisson, faute de sel et pain: Acheter a la superette du coin des sachets de the infusion.
La maison nordique est un petit chalet suisse a la porte rouge, La dame une bonde de 30 ans decouvrant au seuil de sa porte deux messieurs tenant en souriant, en bout de doigts, un sachet de the infusión avec un large sourire aux levres et parlant suedois, pour lui dire simplement :
‘ Nous avons un petit probleme, c est l’heure de notre the bouddiste, nous avons certes le the mais tout ce qui nous manque c’ est un peu d eau chaude’
Son expression de visage se pare de mille et une interrogations face a ces Martiens bruns venus de nulle part… elle fond comme beurre ou neige au soleil
Une si belle soirée chez la belle Brigitta avec de delicieux gateaux maison et tant de rire et de joie!
Voyager est peut-etre un metier et un gros…Virus V.
NB. Veuillez excuser mon clavier costaricien Qwerty….
18:28 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : costa rica, voyage, passion, stress, oubli, evasion, amour, decouvertes
18.04.2010
PRIX CIGV 2010
Un double Prix CIGV
- Personne physique (efforts de Paix ou d’exploration)
- Institution qui rayonne « La paix dans le Monde », la fraternité et l’humanisme !

1/ Maurice Thiney, Membre du CIGV- Rhône-Alpes et explorateur averti. Réalisateur, cinéaste, Ethnologue et reporter télévision, né à Ivry en 1942
(Films : Ils vivent au sommet des arbres et Retour à l’âge de la pierre. Livre et CD/ DVD : Mystérieux Laos, j’ai vécu l’Everest et Aventuriers du bout du monde)
L’explorateur des temps modernes, Maurice Thiney, à 67 ans, n'en fini pas de courir le monde. Aventurier, explorateur, l'homme aime passionnément " bourlinguer". Il se dit avide de rencontrer les hommes, les peuples, les cultures. Il vient d'accomplir un périple d'un mois en Sibérie. Sur les hauts plateaux glacés, après moult péripéties, il a rencontré les Evenks, des nomades chasseurs de rennes. Il retrace cette belle aventure dans la presse en juin 2009.
2/ Bill & Melinda Gates Foundation : une fondation américaine humaniste philanthropique créée en janvier 2000. Son but est d'apporter à la population mondiale des innovations en matière de santé et d’acquisition de connaissances. Elle s'efforce d'utiliser l'effet de levier en encourageant l'implication des personnes et personnalités politiques concernées.
Cette fondation est financée par Bill et Melinda Gates. Ses dons annuels sont supérieurs aux dépenses de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Nouveaux axes de travail de la fondation : Développement mondial, Santé mondiale, Projets aux États-Unis.
Le 16 juin 2006, Bill Gates déclare se consacrer désormais en priorité à sa fondation et abandonne son rôle d'"architecte" à Microsoft. Et 10 jours plus tard Warren Buffett s'engage à donner progressivement jusqu'à 80 % de sa fortune à la Fondation Bill & Melinda Gates sous réserve, selon The Economist, que Bill ou Melinda dirige directement la fondation. Il fait d'ores et déjà un don valorisé à 30 milliards de $ sous la forme de dix millions d'actions de classe B de son entreprise Berkshire Hathaway.
La Fondation Bill & Melinda Gates devient la fondation la plus richement dotée du monde, surpassant Ikea
15:19 Publié dans CIGV | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : paix, explorateurs, monde, découvertes, humanisme, peace in the world
10.09.2009
Voyager est un métier !
REPORTAGES
VOYAGER EST UN METIER
Dans ma vie de voyageur et de reporter à travers 190 pays, j’ai adopté une méthode de découverte et de travail à l’opposé de la coutume, des autres, des confrères et de presque tout Touriste-Voyeur-Voyageur !

J’adore découvrir ! J’aime l’inconnu ! J’adore l’aventure et je me suis crée un autre genre de voyage–découverte, depuis l’âge de 16 ans. Au début, je n’avais que l’autostop pour découvrir le monde. C’est ainsi que j’ai eu l’immense joie de parcourir mes 52 premiers pays avec un seul US dollar par jour, avant l’âge de 21 ans, en autostop, en Amérique latine et en Asie du Sud-Est. Le nec le plus ultra, la jouissance suprême et la plus belle des richesses étaient pour moi : « l’après-stop » (comme l’après-ski pour certains), soit le dialogue (souvent dans la langue même) de mon hôte, celui qui accepta de me prendre en stop et qui du coup m’invitera, à l’arrivée, à partager toit et fourchette en attentant l’étape suivante. Le départ suivant !
Ma vie, ainsi, était pleine d’aventures avec l’autochtone, l’habitant, l’aborigène ! Une tasse de café, un verre d’eau, une bonne boisson fraiche ou un bon dîner qu’importe, pourvu que je puisse partager l’ambiance de l’Autre ! Bref je me faisais presque inviter chez l’Autre, pour « comprendre les rouages du pays ». C’est chez cet Autre que l’on sent vibrer les us, les coutumes et la pensée des gens !
Je repense par exemple à ce Noël passé en famille au plus bel hôtel de Malte, au Corinthia Saint Georges, si ma mémoire est bonne ! Tout était organisé, réglé et payé, pour ce réveillon de Noël de 1986. Sauf un détail. En ville, à la Valette, je fus intrigué, dans une sombre et pauvre ruelle, par des pots métalliques gravés « made in USA » transformés en pots de géranium. Des boites de dons américains, suite à une catastrophe, boites récupérées par cette modeste famille maltaise. Je gratte à leur porte. Palabres, rires, rigolades et me voit finalement, à 19h attablé chez eux avec ma petite famille, autour d’un bon vin blanc… pour ne les quitter qu’à 2h du matin face à leur doux et beau sapin de Noël ! Un de mes plus beaux Noël !
Le voyage reste la surprise ! Que dire de ce chauffeur de taxi, en 1975, à Papeete, à Tahiti, qui partageant ma joie de vivre et extase face à cette faune et bleus lagons décida de m’héberger sept jours durant… et un peu plus loin, à Bora Bora, de même, chez la dernière jeune épouse ou maitresse de Gauguin, durant cinq semaines. Rêve et merveilles au bord d’un des plus beaux lagons de la planète !
Que dire de ce policier mafieux et crado de Trinidad and Tobago, qui invita, en 1990, ce couple de passagers arrivés à 2h du matin de Barbados, à passer la nuit chez lui, dans un antre mystérieux, faute de chambre d’hôtel disponible ?
Que dire de cette famille du Swaziland, en 2005, qui regardait paisiblement son match de foot à la télé et qui fut surprise de voir un Voyageur hirsute et perdu face à sa porte, sur la crête d’une colline et qui l’invita au plus fou et hilare champagne de l’année ?
Que dire de cette jeune et belle pianiste Ukrainienne qui me joua du piano (…) chez elle, entre ses quatre frères et sœurs, en 1991, dans un quartier malfamé et fermé de Kiev, où les mots Touristes et Voyageurs sont absents du dictionnaire ?
Que dire de cette famille de Christchurch au sud de la Nouvelle Zélande, en 1974, qui m’offrit gite et fourchette pour écouter les histoires de celui qui vient de loin ?
Que dire de cette famille israélienne au village tunisien de Nataniya, au sud de Tel Aviv, où sera édifiée la Grande Synagogue Tune en Israël (dont l'architecture sera identique à celle de l'avenue de Paris, à Tunis), qui me fit un des meilleurs déjeuners tunisiens de ma vie et qui invita en mon honneur une trentaine de voisins Tunes de la diaspora juive-tunisienne et dont le père me demanda discrètement, la larme à l’œil, de lui retrouver en Tunisie, celle qu’il a aimée follement et qui serait actuellement l’épouse d’un prince ? Et j’ai eu le bonheur de les remettre en contact, 28 ans après !
Que dire enfin, de ce Laotien (en 1973) qui m’invita à visiter un Fumoir d’opium et à passer la nuit dans sa famille, où une ballade dans une 3e dimension et dans la pauvreté absolue ?
Que dire de cette belle dame apostrophée en pleine rue avec un jasmin à l’oreille, au cœur de Saigon, où j’étais mandaté par mon journal, pour couvrir la fin d’un long conflit, chez qui j’ai passé une semaine ? Elle s’est avéré Tunisienne spécialiste de décoration florale japonais Ikebana et épouse d’un Haut commissaire du HCR !
Toute ma vie j’ai eu cette chance incroyable dans 190 pays, d’aller chez l’Autre, de partager, ses joies, ses peines et sa vie avec même des retours : retour en Israël pour les obsèques de Rabin ou à Villefranche en Beaujolais pour le départ de Roger Elzière et une dizaine d’autres amis disparus!
Voyager a toujours été et restera pour moi, la découverte de l’Autre et non des hôtels, des plages et des Musées. J’avais la chance de ne me pas préparer le voyage, je tenais à une certaine virginité du pays, je refusais toute lecture et tous guides. Je me lançais à l’aventure, nez au vent, oreille tendu et œil aux aguets ! Les découvertes se suivent et ne ressemblent pas à une vitesse vertigineuse et souvent enivrante je l’avoue ! Le voyage devient 10, devient 100 devient 1000 ! Au retour, j’avalerai de nombreux livres et documents sur ces pays et chaque mot trouvera dans ma petite tête sa case adéquate et s’y gravera !
Je ne suis qu’enfant émerveillé, que bébé hébété, qu’homme fonçant sur tous les fronts, sans peur aucune ni inquiétude ! J’ai foi en l’homme et j’aime l’Autre ! je n’avais de partout que trois armes : Le sourire (la clé des champs et des cœurs), les langues dites etrangères (neuf, pour vous servir) et surtout la faculté de prendre une décsion en quelques secondes face à l’imprévu !
Je suis tenté d’autre part, d’écrire un jour, un livre sur mes aventures où «l’audace-tempérée » me permit d’accoster, par exemple, le Général de Gaulle, par l’intermédiare de son ministre Couve De Merville, à la cathédrale de Köln, aux funérailles du chancelier Adenauer ; le Président Luis Echeveria Alvarez, dans ses bureaux de Mexico ; le tout dernier Président somalien, du Somaliland, dans son palais présidentiel ; ou l’Islandaise Vigdís Finnbogadóttir qui fut la première femme au monde à être élue présidente de la république et des centaines d’autres personnages du monde, tels que Brigitte Bardot dans sa « Camargue » de Saint-Tropez, ou Barbara Streisand à Los Angeles aux USA, où Jean d’Ormesson dans ces bureaux du Figaro de Paris, ou Georges Simenon à Lausanne, ou le Roi des mercenaires, Bob Denard, aux Comores le lendemain de l’assassinat du Roi Abdallah…. ! Tous m’ont honoré de leur confiance et amitié. Ils voyaient bien que je n’étais point demandeur, mais que je n’étais qu’un « Voyageur-assoiffé-de-l’Autre ».
C’est ainsi, que je viens en cette fin d’été 2009, de visiter deux pays pratiquement fermés, presque bannis et fortement critiqués ! On vous conseillera de les éviter, de les fuir et de les contourner si possible ! J’ai fais pire, je les ai associé dans un même périple et j’ai ainsi retrouvé mon adrénaline de mes 20 ans de Machu-Picchu, de Terre de Feu ou de ma profonde Australie d’Alice Springs et de « Waltzing Matilda ».
Je reviens du Soudan et de l’Erythrée.
Le Soudan (le pays des Noirs) dont Khartoum, la capitale, tire son nom de sa forme en trompe d’éléphant, constituée par la rencontre des deux Nil : le Bleu et le Blanc. Le Nil Bleu (Bahr al-Azraq) est un embranchement du Nil qui prend sa source en Éthiopie, où il forme le lac Tana dès ses premiers kilomètres avant de poursuivre sa route vers le Soudan où il rejoint le Nil Blanc qui vient de l’Ouganda, à Khartoum, pour former le Nil qui ira enfin en Egypte. Ce Nil Blanc (Bahr el abiedh) a trois sources différentes, situées au nord du lac Tanganyika, lesquelles se rejoignent rapidement avant de converger vers le lac Victoria. Il est bordé par le Kenya au nord-est, l'Ouganda au nord, la République Démocratique du Congo à l'ouest et la Tanzanie au sud. Aux deux langues officielles du Soudan ; l’arabe et l’anglais, s'ajoutent près de cent langues et dialectes dont les plus importantes sont le dinka, le peul et le nuer. Secoué par guerres et guérillas causant plus de 300 000 morts avec deux conflits majeurs larvés attirant dictature interne et boulimies extérieures de la Chine à la France en passant par les USA, tous attirés par le pétrole et les précieux minerais du plus vaste territoire d’Afrique, le10e du monde avec 2,5 millions de Km2, avec 41 millions d’habitants et qui abrite plus de 500 cents peuplades ou tribus appartenant à plus de 50 ethnies différentes. Les musulmans se concentrent dans le Nord du pays où la charia est en vigueur, alors que le Sud est peuplé d'animistes et de chrétiens !
Enfin, l’Erythrée montagneuse, qui après 30 ans de guerre avec l’Ethiopie voisine, n’a toujours pas démobilisé ses enfants après leur année de service militaire, ce qui permet au Président Issayas Afeworki de « tenir en laisse » cinq millions de personnes et de scléroser le pays pour garder le pouvoir par une politique à tendance impérialiste! les Tigrinya forment 50 % de la population, les Tigre et Kunama en constituent 40 %. Les Afars et les Saho occupent le tiers de cette Erythrée du bout du monde. Au pays dit Bar El Habach, du nom de cette ville du Yémen qui poussa son ethnie vers l’Erythrée, la Somalie, le Soudan et l’Ethiopie ! Au Yemen, en Arabie heureuse, pays de la Reine de Saba qui eu un enfant du roi Salomon (à Jérusalem) qui naquit presque en cachette en terre d’Erythrée ! Dit-on !
C’est ce que je vais vous inviter à découvrir, avec moi, avec forces anecdotes et péripéties voyageuses !
18:49 Publié dans Le Voyage, Le voyageur | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : voyages, découvertes, aventures, explorations, rencontre, l'autre
15.08.2009
VOYAGER EST UN METIER
Partir
C’est vivre un peu
Une soif de vie.
Une soif de soif.
Une soif d’ivresse.
Une soif à étancher.
Un désir de partir.
Un élan effréné.
Un départ réitéré.
Une impulsion qui se ramène toujours à un explosif départ.
Partir, voyager sans cesse, c’est le lot de tout dromomane qui, au bout d’un certain temps, sans trop savoir pourquoi et sans trop réfléchir, reprend son bâton de voyageur, cherche son étoile polaire et repart... vers l’inconnu.
Aveuglé (verblendet) ce voyageur a un besoin viscéral, pareil à celui du fumeur ou du drogué qui le pousse à... partir.
Pour lui, cet impératif, ce 3, 2, 1, 0 est un objectif inconscient et inné sans cesse renouvelé. Tout comme le Phénix, ce départ renaît de ses cendres.
Tout comme la faim, ce « partir » revient à l’heure du prochain repas.
Ce voyageur « cyclé » et « cyclique » fonctionne comme une véritable montre suisse. Quand l’heure arrive, il faut partir. Mais partir pourquoi et comment ?
POURQUOI PARTIR ?
Partir, et de préférence vers un endroit nouveau, un pays, un monde « à découvrir ».
Le nez au vent, la pupille dilatée et l’oreille aux aguets, on part vers cet objectif choisi au hasard d’une rapide lecture. C’est en descendant d’un avion dans un nouvel aéroport, cette passerelle souvent tremblante que l’on se sent le plus léger, le plus heureux, le plus vivant, le plus émerveillé.
Enfin cette Terre Promise !
Cette Terre attendue, ce pays nouveau. C’est sûrement le moment le plus émouvant du voyage.
Là, peu à peu, le flou qui envahissait ces lieux se dissipe. La brume se lève et nous permet de croquer à pleines dents moult détails : le douanier en faction, le policier intransigeant, la morne salle d’attente, le beau marbre ou le pavé défoncé, les écriteaux accueillants, l’habit insolite, l’accueil chantant, la langue barbare ou peu connue, le teint, la taille, et même un trait de caractère de cet autochtone présent dans cet aéroport d’arrivée. Cinq minutes sont déjà écoulées, le voyage est à son apogée. Cette ivresse d’arrivée, cette décharge d’adrénaline et cette émotion à fleur de peau sont peut-être ce qu’il y a de plus merveilleux au monde. Avoir cette chance énorme de visiter, de voir, d’apprendre (wissbegierig), d’écouter et de communiquer est un don de Dieu. Le plaisir du dromomane n’a d’égal, à mon avis, qu’une certaine pipe de fumeur...de Vientiane au Laos.
Le voyageur attend cet instant de départ pendant des mois ou des ans.
L’instant arrivé, cette première phase du voyage (la préparation-attente) enfante la seconde ou l’arrivée lyrique, bucolique, mélodique et idyllique.
Quoi de plus beau que de passer à la troisième phase, la découverte du pays, de vibrer par tous ses pores et d’aller vers l’Autre, ce nouveau, cet aborigène ou autochtone, pour le comprendre, s’enrichir de sa présence et peut-être... l’aimer.
COMMENT VOYAGER ?
Dans cette troisième phase de voyage ou galopade effréné, la curiosité canalisée est notre tuteur principal vers la grande voie de l’Aventure. Tout cela se terminera dans une quatrième phase de voyage qui cristallise le tout sous forme de reportage pour les uns, et de petits carnets roses ou blancs pour les autres, ou encore par le montage de belles diapositives. Ces informations glanées au gré des rencontres seront, sur notre bureau de travail, le catalyseur d’un reportage. Les lectures sur ce nouveau pays se suivent rapidement. Tout s’enchaîne, tout devient clair, le « chasseur-voyageur » n’a plus qu’à projeter et résumer ses informations teintées d’émotion. Notre chanceux voyageur boucle ainsi son 93e reportage sur un pays nouveau.
Mais on n’a plus vingt ans et l’on ne s’appartient plus. Là, commence le vrai calvaire et l’ambiguïté. Comment laisser sa propre chair et son amour pour partir et partir encore, vivre sa soif culturelle sans tomber seul le soir sur un oreiller ... cauchemardesque d’un hôtel anonyme, qui freine vos élans et vous rappelle à la non-liberté.
La sagesse acquise (l’est-elle jamais ?) donne ainsi un parfum supplémentaire à ce départ-voyage et une ablution sentimentale nous aide ainsi à quitter le giron familial et à voler quelques jours à la vie pour revenir bien vite plein d’usage et peut-être de raison.
VOYAGER ?
Un voyageur, c’est aussi et tout d’abord cette fabuleuse mémoire, ordinateur sans pareil qui nous offre le luxe suprême de nous faire revivre nos autres voyages. C’est en voyant la poutre verte d’une façade blanche du siècle passé, qu’il se remémore par exemple un lointain temple d’Asie ou une certaine avenue de Leningrad. Telle ville aura un parfum de Wellington et un arôme d’Amsterdam. Le puzzle se referme. A travers tel détail, il revit ses Aventures- Voyages. Il revoit le Monde sur un écran géant. Je revois Bali et ses danseuses et le quartier de Kuta où ma chambre d’hôtel ne coûtait à l’époque qu’un seul US dollar.
En Indonésie toujours, j’entends les gigantesques et immobiles cloches de Borubudur, avant d’aller assister au mariage princier de Yogyakarta ou « Joja », où seules de pâles bougies éclairent ce palais princier d’un autre âge. Et je repense à ma récitation enfantine : « la reine de Java, la Noire Chasseresse avec l’aube est venue au gîte de ses petits ... » plus loin, Singapour ce petit dragon d’Asie qui croule sous une montagne d’électronique et de gazon bien taillé. Kuala Lumpur (ou KL) me berce encore par la voix de ses muezzins. Bangkok au « floating market » et au Bouddha couché reste le nœud gordien de l’Asie du Sud-Est. Luang Prapang, l’autre capitale du Laos sera toujours dans mon souvenir l’image de cette montée du Mekong, fleuve de boue rougeâtre, en barque militaire, pour arriver au crépuscule chez le prince Suvanuphang, mon interviewé, qui reprend provisoirement le pouvoir de son pays.
Dans un autre pays en conflit, je revis le couvre-feu de Saïgon, avec cette fin de guerre qui
augure déjà les « boat people ». Les officiers onusiens du H.C.R. en poste à Saïgon m’ouvrent
d’autres portes vietnamiennes. Manille, que je quittais les larmes aux yeux, plein d’émotion et d’amour pour ce pays de guérisseurs philippins. Tokyo au Shinkansen, prédécesseur du T.G.V., sera tout comme Osaka, Yokohama et Kyoto un inaliénable film du futur, qui divise le Monde en trois parties : l’Occident, l’Orient, et le Japon.
Taipeh, capitale de Taiwan ou Formosa qui se croit seul représentant chinois sur terre. Hong Kong en fin de bail anglais (1991) sur un espace aussi petit que l’île de Jerba, love quatre millions de Chinois et quelques heureux Britanniques, entre Victoria et Koowlon. Macao la portugaise nous offre son casino à une encablure de Hong Kong. Plus loin c’est Karachi et le torride soleil du Pakistan.
En Inde, à partir de New Delhi c’est l’escapade millénaire vers Agra et Jeipur, entre deux sessions du 77e sommet des Non-Alignés. Dans mon cerveau continue à défiler ce périple de quatre-vingt-treize pays. Voici la péninsule d’Arabie avec le riche Qatar, l’ancestral Oman, Bahrein entre deux mers, Koweit la puissance du cerveau bien nanti, puis les vestiges de Damas, de Babylone et de Bagdad en allant vers le pays des Pharaons. Le pays des Ottomans où Istanbul fut Byzance puis Constantinople, conserve un Ephèse aux richesses incalculables. Athènes, la civilisation voisine et rivale, sera le relais pour découvrir le Monde Rouge au gré des années en passant de Leningrad à Sofia via Varsovie, Dubrovnik, Prague, Budapest, Bucarest et Tirana (mon 93e pays visité). A Rome, rivale d’Athènes et de Carthage, le Cigéviste gagne un second pays en visitant le Vatican.
Plus au Nord, la riche Scandinavie et plus loin encore sous un admirable soleil de minuit un souper au pays de feux et de geiser, l’Islande du bout du monde. Dans un autre coin de cerveau je revois les douzes pays de la C.E.E. bordés de minuscules et sympathiques Gibraltar, Jersey, Andorre, Monaco, San Marino, Liechtenstein et les riches voisins, Suisse (pays de mes études ) et Autriche.
Le ventre mou de cette C.E.E. se pare d’un riche et multiplie Maghreb. Plus au sud enfin, c’est une débauche insulaire en Océan Indien avec les Seychelles, la Réunion et l’Ile Maurice, terres de rêves et d’évasions, suivies d’incursions en profonde Terre d’Afrique (Sénégal, Gambie, Côte d’Ivoire, Togo et Bénin) dans un monde si riche et différent, aux problèmes presque insolubles.
En traversant l’Atlantique je revois l’heureux et béni Canada, véritable terre promise bordant les U.S.A. Au pays de l’oncle Sam, la Californie par exemple restera cet éternel Paradis rêvé par tant de Grand Voyageurs. Plus au sud, avec le pouce en l’air, je revois cette cavalcade effrénée d’auto-stop, à travers seize pays d’Amérique Latine, d’Acapulco à Terre de Feu en retrouvant par l’Amazonie et en passant par Iguaçu la magique et le « Puputi Del Mundo », ou nombril du monde, Cuzco, capitale Inca, lisière de Machu Picchu, titre de mon premier ouvrage, il y a vingt ans déjà. Une pieuse pensée à mes rencontres avec le Rey Pelé à Sao Paolo, Casius Clay à Lima, et Salvador Allende à Santiago au Chili, sans oublier un triste énième coup d’Etat qui me surprit en Bolivie. En Amérique Latine, le cœur chavire bien vite et la tête s’enflamme très fort.
En traversant l’Océan Pacifique je ressens avec délice ce choc éblouissant de corail et de lagon et ces journées surnaturelles ou presque, passées à l’île Bora Bora parmi ses deux mille cinq cents Tahitiens « FIU ». Que sont donc devenues, vingt-cinq ans après, ces îles de corail, de verdure et de débauche de couleur et d’amour souvent mal interprété, sous des colliers de fleurs ou de coquillages, ce paradis de Cook et de Gaugin ?
De l’aéroport Faaa, à Papeete c’est le départ vers la nouvelle Zélande en franchissant la « Date Line » qui me fit rater un 9 avril, un jour d’anniversaire ou un an !
D’Auckland à Dunedin c’est la découverte d’une Grande Bretagne du siècle passé avec en prime une messe de minuit de Pâques, dans une tornade de 4.500 kilomètres d’auto-stop au pays des Koalas et du Kangourou jusqu’à Darwin.
Dans ce pays de Sir Sydney Cove, Ministre de l’Intérieur de sa gracieuse Majesté de l’époque, les descendants de ces passagers n’ont presque rien de commun avec la sauvage beauté de cette île lointaine pas plus peuplée que Los Angeles l’américaine.
Une frêle petite main me sort de ma torpeur. Papa ! Papa ! Il faut quitter ‘’River Tiger’’. Le zoo de San Diego va fermer ses portes. Compatissant ... le nouveau voyage continue avec la découverte de la Californie 88.
Partir c’est vivre un peu.
R.T.
13:22 Publié dans Le Voyage, Le voyageur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : voyage, fievre du voyage, reisefieber, découvertes









