31.05.2007

UN BLOG EN TOUR DU MONDE

 AGORAVOX

 

Grâce à la publication d’un Post de ce Blog sur le site Web d’ Agoravox d’autres  sites Web ont repris l’article et le publient en entier dans la journée:
 

Yahoo + «  Newropean Magazine » + "Chine-Info.com" + « Kds.Industry News – Français » et Présiblog   ( Blog de la Présidentielle de France !) .

Ces lecteurs ont ensuite principalement cliqué le 30/5/07 sur le site Web anglais du CIGV : www.cigv.com

Qui a ainsi répertorié 1 007 visiteurs uniques avec  4 984 pages visitées et se classe alors au 7e rang des sites Web de Voyage & Tourisme. Caramba !

 

7e

  (102e) CIGV 1.007 (+900)  

 

Exemple de Liens des sites Web qui ont repris notre article CIGV:

http://fr.news.yahoo.com/29052007/326/la-chine-une-manne-celeste-pour-qui.html
&
http://www.agoravox.fr/article_tous_commentaires.php3?id_article=24970
&
http://www.chine-informations.com/mods/news/chine-une-manne-celeste-pour-qui_6591.html

Sur le chemin de la Paix et  de la Tolérance ...

28.05.2007

Une nuit au Caucase

Les Zoroastriens

 

 

Bakou. (suite et fin). Nous assistons ce soir à un véritable concert de Mongham dans le cadre étrange de la montagne de Feu ! Nous sommes très loin de cet Azerbaïdjan qui se recherche à la sortie de la défunte URSS. Ce soir c’est table ouverte à la culture !

Les poèmes sont du XVIe siècle, du temps du grand poète Mohamed Fizuli (1498-1558). Réfugié à Bagdad au sein d’une communauté azérie, il est le seul poète aux trois diwans : en perse, en arabe et en azéri. D’autres poèmes lyriques sont d’Elias Nezami (1120-1181). Son épopée romanesque  «Leyla et Madjnun» l’a fait passer à la postérité. La voix de ces magiciens emportée par la flamme millénaire caresse la lune qui nous semble soudain plus proche. Ce concert de musique classique fera de cette nuit un moment unique de la vie. LA nuit !

Mais d’où vient ce feu sacré?

L’explication est fort simple : dans cette région du Caucase, au bord de la mer Caspienne, le pétrole est à bout de champ et le pays en produit 50 millions de tonnes par an. Morts il y a des dizaines de milliers d’années, ils ont formé d’importances couches sédimentaires. La longue dégradation bactériologique des organismes aquatiques, animaux et végétaux, a engendré ce pétrole. La roche mère a englobé ces précieux hydrocarbures et c’est dans ses profondeurs que l’on ira extraire le pétrole et le gaz naturel. Mais ici, nul besoin d’exploitation car le gaz s’est imprégné dans un schiste bitumeux enfoui dans de larges couches d’argile. Cette roche étant à fleur de sol, la libération du gaz est pour ainsi dire automatique.

Quant à la provenance du feu, elle est accidentelle : par une nuit d’hiver noire et sordide, Zeus et Jupiter se disputaient leurs empires grec et latin. Vulcain en arbitre des Cieux fit soudain éclater la foudre. Un million de volts suffirent largement à embraser ce gaz naissant. Il y a 6 000 ans, d’une étincelle de foudre est né ce feu éternel.

Tout ce que je savais des Zoroastriens, je l’ai appris avec mon fils Zied, âgé de 12 ans, lors de notre voyage en Iran, en 1998.

Le zoroastrisme s’y est implanté entre 224 et 642, époque sassanide durant laquelle Ardeshir, un anti-grec notoire, rétablit la langue des Achéménides ou Zoroastriens.

Zoroastre (630-550 av. J.-C.), connu dans la Perse antique sous le nom de Zarathoustra, est issu d’une famille de chevaliers, les Spitama, à une époque précédant celle des rois achéménides.

Il eut, jeune, des révélations d’Ahura Mazda, le « Seigneur Sage » et lutta durant des années contre les prêtres des cultes établis. Il condamna les rites orgiaques associés aux sacrifices traditionnels offerts aux Dieux mais voulut perpétuer la tradition du culte du feu.

La profondeur intellectuelle de son système a eu une influence notable sur la pensée occidentale.

Platon, Aristote et d’autres penseurs grecs ont manifesté un grand intérêt à l’égard de ses doctrines. Dans le Manuel de discipline trouvé parmi les rouleaux de la mer Morte, l’évolution de la démonologie (étude des démons), de l’angélologie (étude des anges) et de l’eschatologie (étude des fins dernières de l’home et du monde) judéo-chrétiennes porte l’empreinte de ses idées. Pour lui, sans réfuter l’existence des divinités traditionnelles du panthéon pers, seul Ahura Mazda est digne de vénération.

Les principes fondamentaux du zoroastrisme reposent sur le culte de Ahura Mazda, le « Seigneur Sage » ou le « Maître du savoir » (credo monothéiste) et sur un dualisme éthique opposant Vérité (Asha) et Mensonge.

Zoroastre attribue le bien aux émanations de Ahura Mazda - Spenta Mainyu (L’Esprit Saint, la force créatrice) et les six entités qui l’assistent : Bon Esprit, Vérité, Pouvoir, Dévotion, Santé et Vie – et le mal à Angra Mainyu ou l’Esprit diabolique et ses assistants.

Les Gathas et le Haptanghaiti

Zoroastre consacre les Gathas au culte de la Sagesse et ses émanations dont Asha.

Le Haptanghaiti ou « Rituel des Sept Chapitres » se réserve au culte du dieu Ahura, protecteur de Asha et évoque des divinités de la nature (nuages, pluie et eaux) ou autres (dieu du Feu) que l’on peut rapprocher de celles des textes religieux indiens, les Rig-Veda, les ancêtres des Perses et les envahisseurs du Nord de l’Inde partageant la même origine.

Le Yasna et le Videvdat

Outre les Ghatas et les « Sept Chapitres », le grand texte de sacrifice rituel, le Yasna englobe un ensemble d’hymnes de facture plus tardive rendant hommage à diverses divinités dont Anahita la déesse des eaux et de la fertilité.

Le Videvdat, la dernière partie de l’Avesta, rédigée après la conquête de la Perse par les Grecs, au Ive s. av. J.-C., réunit l’ensemble des prescriptions et des interdits de la loi relatifs à la vie quotidienne : celles, par exemple, concernant l’exposition des cadavres, la protection accordée aux chiens ou le massacre systématique des reptiles.

C’est en Perse que s’est forgé l’âge d’or de cette doctrine.

Darius 1er fut probablement le premier roi à adopter le zoroastrisme. Son règne et ceux de son fils Xerxès 1er et d’Artaxerxès 1er ensuite furent marqués par une synthèse des enseignements de Zoroastre et du polythéisme antique. La nouvelle dynastie des Sassanides (226-651 ap. J.-C.) l’institua religion d’Etat. La Perse s’islamisa à la suite de la conquête arabe au VIIe s., seules quelques communautés de Gabars ou guèbres (20 000 aujourd’hui) dans les régions montagneuses du Yezd et du Kem restent fidèles au zoroastrisme. De nombreux adeptes ont émigré vers l’Inde et vivent aujourd’hui dans la banlieue de Bombay, récitant la liturgie de l’Avista et conservant les feux sacrés.

Adieu Bakou

Les dernières notes de musique se meurent dans le crépitement du feu et les ondulations du silence imprègnent les hôtes encore hypnotisés par ces mélodies des siècles passés. Un verre de thé bien chaud et bien pers ranime les esprits et nous ramène à nouveau vers la civilisation de l’Azerbaïdjan.

Ce grand peuple colonisé tantôt par les Perses, tantôt par les Russes, affronte aujourd’hui le conflit du Haut-Karabakh. C’est un autre Kosovo fabriqué de toutes pièces avec une enclave arménienne en territoire azéri. Tout comme en Tchétchénie, la Russie ne peut se passer des 50 millions de tonnes de pétrole produit annuellement par l’Azerbaïdjan. L’Arménie voisine est un peu le dindon de la farce en allant au feu pour récupérer le Haut-Karabakh.

Et dire que cet Azerbaïdjan pourrait devenir un jour le « Koweït du Caucase » ! Mais que le chemin est long ! Et combien de mentalités sont à changer ! Quel serait le héros qui introduirait éthique, civisme et démocratie dans un pays où tout est prêt pour le décollage ? Avec un salaire moyen de 20 dollars américains par mois, il ne reste plus que les mille et une combines pour survivre.

Las de ces réflexions, nous rejoignons notre gentleman ambassadeur pour reprendre nos véhicules et dire adieu aux Zoroastriens qui nous ont permis de vivre une nuit exceptionnelle.

La route du retour nous semble différente. Du regard nous saluons ce paysage désertique sans trop savoir si nous sommes au XIIIe ou au XXIe siècle, si Zoroastre est encore là et si ce feu brûlera encore dans 6 000 ans. Dieu que la vie est étrange !

Le voyage restera toujours le creuset de la magie, du rêve et de la réalité !

R.T.

www.cigv-online.com & www.cigv.com

 

 

 

23.05.2007

LA MONTAGNE DE FEU

Voyage à Bakou

 

  Bakou. (juillet 2000). Pourquoi débarque-t-on dans cette région du monde à l’heure de l’aube naissante ? Au cœur du Caucase, notre avion atterrit à Bakou à 4 h 15 du matin. Le temps d’acheter un visa et d’accomplir une dizaine de formalités nécessaires et incompréhensibles et nous voilà enfouis dans un taxi mettant le cap sur la capitale de l’Azerbaïdjan, guidés par les premières lueurs de l’aube. 

Une vieille Lada jaune délavé des années soixante qui pétarade et avance à grand fracas nous dépose devant un hôtel en front de mer qui ressemble plutôt à un hôpital.

Quel plaisir que de déposer enfin son sac de voyage dans cet hôtel vieux de 60 ans, désuet et croulant, qui garde pourtant presque intactes les dorures de l’ancienne URSS. Le Inn Tourist Hotel de Bakou vit de ses souvenirs et n’évolue guère.

Une heure de ballade à pied au bord de la mer Caspienne, à 6 h 30 du matin, à travers les beaux et désertiques jardins de Bakou est une aventure sans pareille.


Partons ce soir à la rencontre d’un prophète bien curieux : Zoroastre

En fin de journée, S.E. Jean Pierre Guinhut, l’Ambassadeur de France à Bakou, nous attend à la tête d’un convoi de trois véhicules ; le premier est une rutilante limousine noire, le second un grand camion blanc et le troisième une vieille estafette grise. Nous quittons la vieille ville, ses remparts, la tour de la Jeune Fille et ses autres monuments imposants au bout de trente minutes.

Seul le noir enveloppe notre route. Le paysage devient subitement désertique et la route se mue en une piste lancinante. Les premiers derricks de pétrole paraissent à l’horizon. Noirs et taciturnes. On se croirait dans un film des années quarante. Mais voilà que notre vitesse d’à peine 60 Km/h se réduit à 20.

Il est là, gros, gras et imposant. Ce ZIL accapare toute la chaussée et ne peut être doublé dans une montée. Ce Zavot Imeni Lenina ou ZIL n’a rien perdu de son lustre d’antan et garde plus que jamais sa signification de « véhicule dédié à Lénine ». Sa couleur bleue océan en furie détonne dans la grisaille du paysage illuminée par une lune qui se fait toute ronde et coquette.

Nous sommes bien dans une enclave de l’ancien empire de l’URSS qui gardera longtemps les aléas, les méfaits et les absurdités d’une théorie révolue.

Ce que l’homme a pu faire au nom d’une idée ! Ce que l’homme a dû faire pour l’imposer ! Ce que l’homme a souffert de sa mise à effet !

Au bout d’une heure de route, notre petit cortège s’arrête devant une bâtisse grise. L’Ambassadeur, gentleman occidental en pays perdu, survole du regard l’assemblée et nous communique sa frénésie et sa soif de culture. De la grosse camionnette surgissent trois Azéris au profil indien, tenant chacun jalousement un insolite instrument de musique. Du troisième véhicule surgissent les aides de camp de sa majesté pour mettre au point le programme de la soirée. Tout paraît normal jusque-là, ou presque.

Mais soudain, en contournant ce bâtiment qui me rappelle l’architecture d’une enclave russe visitée au nord de Spitzberg ou Svalbard et de l’île Victoria, apparaît un spectacle qui me coupe le souffle.

 6 000 ans de feu

Ce que nous voyons n’a pas changé depuis 6 000 ans. Imaginez, par une nuit de pleine lune, une cuvette de 40 mètres de long et de 10 mètres de large bordée de chaque côté de deux escaliers type aztèque. Imaginez dans son creux une flamme de 20 mètres de long et de 2 mètres de large qui brûle ainsi depuis 6 000 ans. Le plus irréductible des athées ne manquera pas d’inventer un Dieu ou une divinité devant ce feu qui brûle depuis 6 000 ans. La première heure est une heure de doute, d’interrogation, de magie, et même de transe. J’ai beau monter les marches de gauche, descendre celles de droite, toucher le feu et me brûler, je ne peux toujours croire que cette flamme brûle ainsi depuis 6 000 ans.

La magie du voyage est un don du ciel. Mon 161e pays visité  en est une preuve de plus !

Quelle chance de pouvoir admirer avant le Grand Voyage tant de merveilles et tant de curiosités sur cette Terre ; une microscopique planète qui n’est que le fruit d’un accident jeune de quatre milliards d’années. Une étoile parmi des milliards d’étoiles dans une galaxie au sein de millions de galaxies. Devant cette époustouflante immensité, l’homme dont l’ancêtre Ramidus l’Ethiopien n’a que 4,2 millions d’années a dû souvent se poser la même question : que faire pour s’accrocher à la vie et la doter d’un certain sens ?

Sans vouloir entrer dans aucune théologie ni croyance, je pense que cet animal pensant dit homme n’a eu de cesse de par sa faiblesse de se chercher un bâton de secours, une raison d’être.  

La planète nous révèle que bien des peuples, en passant des Incas du Pérou aux Aztèques du Mexique, des Moai de Rapa Nui (île de Pâques) aux Egyptiens, ont dû se créer une divinité, un « bâton de secours ». Les astres et les forces de la nature furent ainsi nos premières croyances. Si celles-ci peuvent aider l’homme à se donner une raison d’être et à pouvoir faire la part du son de l’ivraie, alors il est plus simple de croire : « Croyons, enfants de la planète ! ».

Il n’est donc pas étonnant qu’un soir, un Azéri d’origine indo-européenne se soit prostré devant ce feu millénaire et ait enfanté le zoroastrisme.

Le temps de digérer sur une marche d’escalier toutes ces envolées lyriques et mystiques que se dresse devant moi un incroyable orchestre composé de trois personnages qui en paraissent vingt. Le premier, à la fine moustache noire, tient en main une kamanja, un curieux violoncelle reposant sur une sorte de chevalet de 10 centimètres de long qui le fait pivoter sur le genou du musicien. L’archet reste horizontal dans ses va-et-vient et de la rotation de la kamanja naît la musique. Le second manie un tambourin et le troisième un rebab, instrument à trois cordes frottées, dont la table d’harmonie est en peau.

Une flamme de 20 mètres de long et de 2 mètres de large brûle ainsi à Bakou depuis 6 000 ans ! Mais d’où vient-elle donc ?

           (@suivre : Les Zoroastriens)

21.05.2007

Fin de détention américaine

LE SILENCE DE MINUIT


(5e et dernière escale à Miami).  Il n’est que minuit. Que faire dans cette cellule américaine N° 609 qui n’a ni la fraîcheur de Rio, ni l’insolite de Brasilia et ni le danger de Santa Cruz, ici au cœur Miami, en Floride, à quelques encablures des plages heureuses, des restaurants bondés et des boites en fête ?

Anis, Monsieur 100 000 volts, ne tient plus en cage. Il zappe et trouve une chaîne de télé payante avec un nouveau film de Michael Douglas pour 9,90 $. Au téléphone, la standardiste de « l’hôtel-prison » nous rassure : même nous les résidents du 6e étage pouvons louer ce film, en venant payer à la réception de l’établissement les 9,90$ et un cautionnement de 100 $. Commence un interminable marchandage avec nos cerbères de nuit. J’en viens à regretter l’absence de mon second passeport avec visa US. Solidaire de mon fils, je voulais certes partager son sort. Au bout de 20 longues minutes, notre gardien obtient par téléphone l’autorisation de m’accompagner à la réception de l’hôtel, laissant Anis en otage chez son collègue. Un délice ! Une joie ! Un régal ! Quel beau film et quels acteurs !

A deux heures du matin il faut tout recommencer pour obtenir une nouvelle dérogation afin d’aller récupérer notre cautionnement de 100$.

La fatigue nous submerge après la détente du film. La tension nerveuse nous quitte et Morphée nous accueille à bras ouverts. Pour très peu de temps. Soudain, le bruit assourdissant d’une porte qui s’ouvre, une torche électrique nous aveugle et une voix rauque hurle :

  "What’s your names ?"  Il fallait s’assurer qu’aucun drap, transformé en corde, ne pende du 6e étage vers la liberté au cœur de Miami. Sans visa !

Toutes les demi-heures, le même manège se répète. L’homme, curieusement, s’adapte à tout. Un darwinisme rapide ou une simple acceptation des faits. La torche électrique devient petit à petit lampion de bal et la voix celle d’un soprano milanais…

7 heures du matin. Un café fumant et deux croissants dans un cornet gris, genre « boggie dog ». Mais c’est si bon…. Une longue, très longue douche et la chaîne CNN jusqu’à midi. Heure de quitter cette cellule avec oh ! Surprise deux jeunes charmantes escortes cubaines. Et de nouveau des kilomètres de couloirs, les formalités d’immigration et l’enregistrement sur le vol de la TACA. Quant tout est fini, c’est l’ultime stupeur. Nous sommes les premiers passagers à monter à bord de ce superbe Airbus flambant neuf. Nos accompagnatrices sourires aux lèvres remettent nos passeports et documents de voyage au commandant de bord en lui précisant qu’il ne devait nous les remettre qu’à notre arrivée !

Les hôtesses rivalisent de gentillesse avec les sans-papiers et leur champagne libère des milliers de bulles joyeuses et libres !

Adieu l’Amérique ! Que Dieu pardonne à Air Désolé (qui le sera peut-être un jour) ces 24 heures de détention à Miami !

Les voyages forment la jeunesse, dit-on….


© R.T.

 

19.05.2007

J’avais 21 ans et des poussières

HÔTEL OU PRISON ?



(4e escale avec "Air Désolé"). À première vue, nous sommes dans une grande chambre d’hôtel, de Miami aux USA, avec quelques curiosités. Je repère rapidement de petites et discrètes caméras murales semblables à celle de ma pharmacie de Ben Arous et tout un mur lambrissé de panneaux métalliques coulissants.

 Anis mon fils, du haut de son 1,92m, découvre les boutons adéquats et ouvre un pan métallique qui dévoile une fenêtre à barreaux solidement protégée. Le 6e étage devrait déjà dissuader l’entrée illégale aux USA et tous ces barreaux, caméras et gardiens sont un frein supplémentaire à l’évasion.

Le temps prend soudain une autre dimension. Nos anges gardiens sortent un fauteuil de notre chambre et s’y installent à deux devant notre porte qui se referme sur nous. Le téléviseur diffuse en boucle des programmes insipides qui nous lassent rapidement. La lecture n’a plus d’intérêt. Que font donc ceux qui doivent passer dix ou vingt ans en prison ?

Je repense à mes héros d’enfant, aux îles du Diable, au large de la Guyane française, où je suis allé rechercher les traces de Papillon, à l’île d’Alcatraz au large de San Francisco et ses célèbres prisonniers, à l’archipel Juan Fernandez et son illustre hôte Alexander Selkirk alias Robinson Crusoë et à tant d’autres lieux immortels que j’ai eu la chance de découvrir tout au long de mes 185 pays visités.

Voilà que la mémoire, cette machine inimitable et inimitée, qu’aucun Deep blue ne peut battre ni aux échecs (Kasparov) ni en nuances de toutes sortes, projette et fait défiler sur les tristes murs de ma chambre un film en couleurs que j’avais oublié, voire occulté.

J’avais 21 ans et des poussières. Je venais d’interviewer pour le Figaro de France (un de mes premiers employeurs, avec la Feuille d’Avis de Lausanne et La Presse de Tunisie) le général Francisco Galeo dans sa villa cossue d’Ipanema, à Rio de Janeiro, au Brésil. A la fin d’une journée mémorable, je le voyais dubitatif face à mon inconscience ou à ma folie. Je remontais en auto-stop de Terre de Feu vers Acapulco, au Mexique, pour prendre un avion et rentrer à Genève. Magnanime, le général lève son verre de bon vin blanc et trinque, face à la baie de Rio, à la santé et à la folie des Voyageurs. Méditatif, il se mure soudain dans un silence inquiétant. Inquiét et optimiste à la fois, je ne comprenais pas son attitude. Il téléphone nerveusement, griffonne un mot rapide sur sa carte de visite, appelle son majordome et me dit :
 

 « Ricardo, que Dieu te vienne en aide pour traverser l’Amazonie et rejoindre ton Machu Pichu qui te fait tant rêver. Je voudrais t’aider à ma façon. Voici une bonne adresse de mon confrère à Brasilia, notre capitale fédérale, il t’accordera un vol gratuit de Brasilia à Lima à bord de notre avion militaire FAB qui part dans 3 jours. Adios amigo ! »

Sans passagers, notre avion militaire chargé de lourds colis, étranges, couverts de filets aux larges mailles, survole un pays hors du temps.

La Bolivie où nous devons faire une escale technique de 6 heures. C’est sur un pont de Santa Cruz que se joue mon sort. Cette charmante fille brune à qui je parle tombe subitement comme une feuille morte. Son collier de graines noires et rouges m’est resté accroché dans la main et il me suivra jusqu’à Ben Arous… La rue s’agite et se vide à l’instant. Des tirs de mitraillette, des cris, des pleurs et des jurons s’entremêlent éperdument ! C’est paraît-il le 164e coup d’Ētat du pays. En quelques minutes, je me retrouve encerclé par des militaires et emmené dans un vaste hangar. Deux heures plus tard, nous étions une vingtaine d’étrangers prisonniers dans cette cage de fortune et partis pour une nouvelle longue aventure. Sans fin ou à fin brutale.

Le hasard, ce superbe Dieu des voyageurs, me donne une idée. Je m’approche du soldat responsable, lui présente mon coupon de vol FAB (Fuerca Aera Brasiliera ou Force Aérienne Brésilienne) qui eut l’effet escompté ! Il chuchote avec ses pairs, s’adresse à son officier qui libère rapidement l’otage. Il n’est pas possible d’arrêter un officier brésilien ! Le géant-voisin reste intouchable tout comme celui de l’oncle Sam.

Je regagne dare-dare mon avion militaire avec une tête pleine à craquer d’images du Libertador Simon Bolivar, fondateur de la république de Bolivie, de son adjoint le maréchal Sucre, qui donna son nom à la capitale et à la première monnaie du pays (qui deviendra boliviano) et du mouvement de guérilla d’Ernesto Guevara, alias Che, tué ici, dans le feu de l’action en 1968.

Il est déjà minuit ! Le bruit du silence est assourdissant ! Elles se choquent, se bousculent et s’entrechoquent dans ma tête… ces aventures d’antan…

Soudain, mon cœur bat la chamade et je ne peux résister à cet enfermement injuste !

Claustrophobie et rage font tourner la mayonnaise du fils, du père et même du Saint Esprit...

Mais comment sortir de cette cellule 609 ?

        (Suite et fin : Que Dieu pardonne « Air Désolé »)



17.05.2007

11$ pour survivre…

La cellule 609 !

 

Escale N°03 avec « Air désolé ».Le fichier Excel de Bill Gates a tout prévu dans cet aéroport de Miami. 30 000 employés travaillent ici et l’ordinateur a envisagé le sort des « hors la loi malgré eux ». C’est la police américaine qui prend en charge les passagers devenus clandestins et sans papiers, que nous sommes mon fils et moi même. La loi, c’est la loi !

La sentence est confirmée : 24 heures de garde à vue (ou de prison !) chez W. Bush en attendant le prochain vol (à la même heure) pour Managua avec la consigne suivante : ne pas s’éloigner de plus d’un seul mètre, ne pas boire une goutte d’alcool et obéir aux ordres !

Trimballant tristement nos petits sacs de voyage noirs, nous commençons un nouveau voyage. Des kilomètres de couloirs sordides et lugubres nous mènent vers un antre bien particulier. Une vingtaine d’Américains tous d’origine cubaine sont rassemblés dans cette salle insolite où trônent pêle-mêle, des chaises roulantes, une dizaine de vieux sièges, cinq tableaux muraux pleins de graffitis de toutes sortes, un vieil ordinateur et surtout derrière un bureau noir un vieux monsieur paisible à lunettes d’écaille et en chemise verte à manches courtes. Il nous explique, dans sa belle langue espagnole, qu’il est le chef de la compagnie de sécurité privée, qu’il est profondément désolé pour nous mais que nous devons suivre à la lettre ses directives qui se résument en une phrase :

Rester sans passeport et subir 24 heures sur 24 la présence de nos anges gardiens qui changeront quatre fois de tour de garde.

Nous voilà prévenus. Avec mon téléphone tri-bande (système européen et américain) je peux appeler la Tunisie , l’Europe mais pas Managua où notre ami Alejandro nous attend déjà pour une visite dite officielle. C’est une histoire d’accords bilatéraux et de rooming… Je demande à nous rendre à nouveau au guichet français d’Air Désolé, pour tenter de résoudre ces deux problèmes. Nos anges gardiens ne demandent qu’à tuer le temps et une Guadeloupéenne au sourire dévastateur accepte de nous réserver sur le vol TACA du lendemain et de prévenir Alejandro de notre retard de 24 heures, tout en avouant ne pas comprendre ses collègues d’Europe qui auraient dû tout arranger afin d’éviter ce qui nous arrive.

Le retour nous le prouvera : devant, en fin de périple, re-transiter par Miami, je demande l’aide de la TACA qui nous prend en charge à Managua dès notre enregistrement au guichet nicaraguayen. Miami est ainsi prévenu par télécopie et la célèbre fiche verte sera immédiatement remplie à l’arrivée de l’avion. Le transit se fera non seulement sans problème mais on aura même droit à Miami, au salon d’honneur, en tant que diplomates en transit légal.

José et Pedro, nos anges gardiens, nous offrent, à chacun, un bon de 11 US$ pour aller manger au bar du coin.

Le premier cerbère garde nos sacs de voyage et le second nous recommande un bon riz noir agrémenté de grosses fèves rouges, de « platanas » bien cuites et de cuisses de poulet. Un régal latino-américain arrosé de bons sodas car l’alcool est interdit aux passagers en état d’arrestation exceptionnelle.

Le compte à rebours commence !
Un ascenseur luxueux nous ouvre ses portes et glisse comme un marsouin dans l’eau. Au 6e étage, la porte s’ouvre et un autre policier nous prend en main. Nous ne comprenons rien. Le cadre est somptueux, le couloir sobre et les numéros de chambres sont bien gros et tristes.

C’est au 609 que notre destinée est confiée.


Il ne reste plus que 22 heures à passer ou à tuer. Que vont-ils faire de nous ?

(@suivre :Que sera la 609 ?)

16.05.2007

EN GARDE A VUE CHEZ BUSH ?

ARRIVĒE AMĒRICAINE


(Suite du voyage. Escale N°2) Notre avion a près d’une heure de retard et l’hôtesse "d’Air Désolé" (ce qu'elle n'est même pas!) qui accueille, à Miami, ses passagers à la sortie de l’avion n’est pas au courant de notre situation. Au box même de la célèbre compagnie nationale française, personne n’est au courant de notre correspondance et ne peut nous éviter de la rater.

Finalement, une jeune responsable polyglotte daigne commencer les formalités de passage. Il nous faut alors passer l’immigration et nous présenter à l’embarquement de la TACA. J ’interpelle un policier pour nous aider mais il me répond simplement :

« c’est à votre compagnie de préparer sur une fiche verte tout un dossier d’immigration en transit et d’appeler deux personnes de la sécurité pour prendre vos passeports et vous escorter ».

La dame d’Air Désolé acquiesce et se met enfin à remplir deux dossiers complets. Arrivent, soudain, deux policiers d’origine cubaine, en chemise blanche et pantalon bleu, bardés d’une dizaine de badges. Notre destin change de mains. Ils nous font passer l’immigration par une file spéciale et gardent jalousement nos papiers. N’ayant que des bagages à main, nous demandons à aller directement à la salle d’embarquement ou de transit pour attraper notre vol TACA. Mais c’est déjà l’heure, les guichets de la compagnie salvadorienne sont déjà fermés !

Soudain, c’est l’enfer, la déception et la rage.

Deux autres policiers prennent la relève, nous encadrent et nous demandent gentiment de les suivre vers le lieu de notre nouvelle résidence. 24 heures de garde à vue (ou prison ?) chez W. Bush en attendant le prochain vol (à la même heure) pour Managua avec la consigne suivante : ne pas s’éloigner de plus d’un seul mètre, ne pas boire une goutte d’alcool et obéir aux ordres !

Crier, prier ou dialoguer ne sert absolument à rien. Air Désolé n’ayant pas prévenu l’aéroport de Miami, nous sommes jetés aux orties et aux requins.

Comment sortir de cet enfer bushé ?

Comment abandonner notre périple en Amérique centrale ?

Comment accepter la prison ?

           (@suivre: Le secours de Bill Gates ?)

 

14.05.2007

AIR DESOLE qui ne l’est pas et point


VISA POUR L’OMBRE

 

Miami. (Mars 2002). Si guérir c’est prévenir, voyager c’est prévoir. Mais pas toujours hélas. Après le 11 septembre les frayeurs, hantises et suspicions se sont amplifiées dans chaque pays. Cette année c’est au tour de mon fils Anis de faire un grand voyage avec moi, après sa réussite à quatre examens successifs à l’Ēcole Polytechnique de Munich. Son choix s’est porté sur trois pays d’Amérique centrale : le Panama, le Nicaragua et le Honduras avec son île paradisiaque de Roatan !

Nos demandes de visas sont déposées et la bataille prendra du temps. Reste à résoudre un dernier problème, celui du transit par l’aéroport américain de Miami pour rejoindre notre première étape, Managua au Nicaragua. Pour narrer cette histoire de fou et étant encore en « pourparlers de sourds » avec ladite compagnie française, nous allons la désigner par ce qu’elle n’est même pas, «Air Désolé». La suite de cette aventure sera publiée dans un prochain Astrolabe.

Pour anticiper tout problème, je me rends au consulat américain de Tunis et leur demande un visa de transit pour mon fils Anis tout en présentant le mien valable pour 10 ans.


Pour ne pas attendre pendant 21 jours la réponse de Washington, le consulat me certifie qu’il n’y avait aucun problème puisque la durée du transit en Amérique était inférieure à 9 heures. On nous conseille d’obtenir en outre l’accord de la compagnie aérienne qui nous vendrait un billet pour transiter aux USA sans visa dans ce délai réglementaire de neuf heures: Tunis-Paris-Miami et retour. Air Désolé, notre compagnie choisie, nous assure que l’escale n’est que de 2 heures et que nous avons tout le temps à Miami de prendre notre vol TACA pour Managua. Sans visa américain !

« Pas de problème patron ! » comme le dit si bien mon ami camerounais, en escamotant les R. Nos billets sont achetés, notre hôtel Holiday Inn de Managua réservé et notre ami Alejandro prévenu de l’heure de notre arrivée. Notre nuit de transit dans la capitale française se passe très bien et nous voici déjà à 2 mètres de la porte du Jambo Jet d’Air Désolé à l’aéroport de Paris.

Soudain, un jeune responsable en chemise blanche, autoritaire et méprisant, nous empêche d’embarquer en clamant une première sentence solennelle : « Vous ne pouvez prendre ce vol sur Miami, vous n’avez pas de visa pour les USA ! ». Trente minutes de palabres pour tout lui expliquer, les accords préalables du consulat des Etats-Unis d’Amérique et de sa propre compagnie aérienne qui nous a vendu ces onéreux billets d’avion. Ni notre carte de fidélité Air Désolé, ni ma carte diplomatique ne parviennent à le dérider. Il nous propose le marché suivant : « Quittez cet avion pour Miami qui a un aéroport infernal et j’essayerai de vous trouver un vol sur Houston, par exemple, où nos frais et les tracas de transit sont moindres. Nous avons déjà refoulé ce matin trois autres passagers qui sont dans votre cas ! ».

Par miracle, une bonne fée offre sa grâce et son sourire au capitaine des lieux qui lève ses barrages et nous permet d’accéder à l’avion. Nous n’avons plus hélas les bonnes places que j’avais réservées bien à l’avance en prévision des 11 heures de vol.

Pour éviter tout autre problème, j’insiste auprès du chef d’escale pour envoyer, de suite, une télécopie à l’aéroport de Miami pour solliciter leur coopération et accélérer les formalités de transit sans visa en lui rappelant que le devoir d’un transporteur aérien est d’assurer l’arrivée du passager à destination, une fois l’enregistrement accompli !

L’E-mail partira-t-il ? L’avion décollera-t-il ? Serons nous à bord d'Air Désolé?

Un nuage de « september eleven » plane sur Paris…

                               @suivre : départ américain 


08.05.2007

LA CHINE…SI TU SAVAIS

UNE MANNE CELESTE

Il y a de cela quinze ans, un homme d’affaires américain racontait, à qui voulait bien l’entendre, que s’il arrivait à vendre une bouteille de Coca par an à chaque Chinois, il vendrait un milliard de bouteilles et que s’il superposait ces bouteilles l’une sur l’autre la dernière atteindrait la Lune

En 2007, cette double métaphore est plus que jamais d’actualité. Le pétrole est à 70 dollars US le baril et les Chinois achètent sans compter. Les pays les plus industrialisés du monde se bousculent au portillon de la Chine. Le marché est plein de promesses ! D’ailleurs, en  mai 2005, la Chine a approuvé la création de 525 400 entreprises à capitaux étrangers, pour un montant de 600 milliards de dollars. Une manne céleste. Enfin, l’ouverture au tourisme permet déjà à ce pays d’accueillir plus de 60 millions de voyageurs par an et oh miracle, le Chinois découvre cette année le droit au passeport, le droit au Voyage.

Actuellement, 1,3 milliard de chinois occupent les trois versants de la Chine. La première de ces Chine est la plus visible, celle de la mégapole de Shanghai où pullulent gratte-ciel, haute technologie, mode, casinos et rois dollars.  

Cette Chine au taux de croissance économique supérieur à 9 % attire tous les financiers de la planète et croît à une allure vertigineuse. La seconde Chine est l’ancestrale, la nourricière, la paysanne ou la très pauvre. Ici, le salaire d’un paysan est souvent le vingtième ou le centième de celui d’un chinois de Shanghai, dont le port devient le 1er du monde déclassant Rotterdam au second rang mondial ! Cette Chine permet de maintenir des centaines de millions de pauvres Chinois sur des terres souvent hostiles. La troisième chine est un ersatz ou un relent à l’image de la vieille économie de la défunte URSS. Ici, on maintient le feu branlant des vieilles aciéries, par exemple, pour sauvegarder des salariés.

Mais, la Chine qui s’est enfin réveillée et a happé au vent la deuxième place économique de la planète, songe également à plusieurs voies d’expansion mondiale.

En Afrique, depuis 1970, la Chine vient au secours des pays déshérités. Elle déverse aujourd’hui son informatique et son industrie pharmaceutique à des prix défiants toute concurrence. Les commerçants chinois envahissent la majorité des petits commerces, déjouant souvent les Phéniciens avertis venant du Liban. Concurrençant la bonne vieille Europe, la Chine serait pour les Africains un « Golden bridge », un pont en or vers l’expansion.

De cette Afrique "apprivoisée" elle tirera les précieuses matières premières qui lui manquent! Le pétrole du Darfour n'en serait pas étranger! La pollution engendrée par ce pétrole bradé fera de la Chine un Polueur de poids! Hélas!

Actuellement, 7900 entreprises chinoises investissent dans 160 pays. Avec plus de 40 milliards de dollars par an, la Chine investit directement à l’étranger dans deux principaux domaines : les finances et l’industrie d’abord, telle cette société chinoise, la TCL , qui avale l’allemand Schneider et ses téléviseurs, le français Thomson et ses appareils électroménagers, qui en fait le premier fabricant de téléviseurs au monde avec 18 millions d’appareils par an, l’usine de réfrigérateurs du groupe Haier en Caroline du Sud aux Etats-Unis...et sa dernière stratégie est d’investir dans les domaines qui lui permettent d’acquérir les matières premières et agricoles.

Mais, le fait le plus important et la carte maîtresse du gouvernement chinois sont ailleurs. Le peuple chinois est en effet le maillon fort de l’expansion nationale. Car il a su reprendre la recette de la réussite de certains prédécesseurs dans cette évolution de la construction, celle des États-Unis et du Japon par exemple, qui ont su combiner à leur juste dose trois ingrédients : le travail, la solidarité et la discipline.  

Le choix de Pékin par le C.I.O. pour l’organisation des Jeux Olympiques de 2008, par 56 voix contre 22 pour Toronto, et 18 pour Istanbul, est peut-être une perche tendue au respect des droits de l’Homme.

Sous les feux de l’actualité, la Chine qui a déjà avalé et digéré Hong Kong et Macao, freinera peut-être sa boulimie envers Taiwan et assouplira également le droit à l’expression.

Le jeune financier américain qui projetait de vendre une bouteille de Coca à chaque Chinois n’est-il pas  aujourd’hui concurrencé  par le jeune stratège Chinois qui veut vendre un produit électronique par an à chacun des 6,3 milliards d’habitants de la planète?

Puisse la Chine avancer dans la concorde et l’équité vers une nouvelle globalisation qui doterait le monde d’un troisième pôle équilibrant et rassurant...!

                                                                     © R.T.

04.05.2007

LES GRANDS VOYAGEURS EN ASSEMBLEE

AG DU CIGV-HQ

 

Réunis à Tunis, les 27/29 avril 2007, en Assemblée générale annuelle, les représentants de 185 pays  du CIGV ont tenu leur réunion annuelle dont voici les principales résolutions :

1/ Lecture et Approbation des rapports

Financiers (2006/2007), Budget prévisionnel (2007/2008) et Rapport moral 2006/2007.

2/ Cotisations annuelles :

·        Maintien du taux de cotisations (pour la 10e année successive)

·        Cotisation aux étudiants : 50% de la cotisation internationale

3/ XVIIIe Congrès Mondial,Mai 2008 :  

l’île de Kerkennah est choisie pour une « rencontre internationale » et cède sa place à l’archipel …des Seychelles ! (Plus de précisions en octobre après avis et contacts avec Jacques Loupy, John Adam et d’autres membres hôteliers de l’Océan Indien) Post congrès : Ile Maurice, La Réunion , Rodrigues

4/ PRIX CIGV 2007 :

Stephen Hawking  

Un tétraplégique qui vient d’effectuer un vol en apesanteur, de 4 minutes, à 10 Km d’altitude, le jeudi 26 avril 2007. Malgré son handicap, le célèbre astrophysicien anglais a ainsi effectué,  plusieurs vols paraboliques.

Paralysé depuis plus de quarante ans par une terrible maladie dégénérative, le cosmologiste anglais, Stephen Hawking, débute à l'université de Cambridge son passionnant doctorat sur la relativité générale tandis que sa maladie se déclare. Malgré cette difficulté, l'étude des singularités, concept physique et astronomique récent, permet au chercheur de développer différentes théories, qui le mèneront du Big Bang aux trous noirs. En premier lieu, Roger Penrose et lui construisent la structure mathématique répondant à la question d'une singularité comme origine de l'Univers.

5/ ELECTIONS AU HQ :

* Cooptation au sein du BE, du professeur Leonardo Giardina du CIGV-Italie en qualité de  Membre du BE.  Matricule 1412, Membre du CIGV depuis le 16/12/1992,  Nardo est professeur en gynécologie à Bologne, Président des Universités, Chirurgien bénévole dans le monde et….Fondateur de Doctor Jazz Band qui vient de fêter son 55e anniversaire , le 16 avril 2007!

·        Reconduction de l’ensemble du Bureau Exécutif pour un nouveau mandat de quatre ans présidé par Rached Trimèche.

6/ CIGV-JUNIORS :  

Fort de 63 jeunes membres (de 26 pays) de moins de 35 ans, Alex (Webmaster du CIGV et Coordinateur du CIGV-Juniors) demande déjà à tous ses membres de lui communiquer leurs dates de vacances entre septembre et octobre 2007, afin d’envisager une première rencontre ! Avec une cotisation annuelle de 35€ pour les jeunes étudiants, l’espoir de coopter de nouveaux jeunes Cigévistes est plus facile…

La femme reste l’avenir de l’homme et le jeune l’avenir des deux ! Plus que jamais !

7/ ASTROLABE-PLUS-2008 :  

Déjà budgétisé ce numéro spécial attend vos recommandations pour ses « 1000 Musts du CIGV » et de venir ainsi « Le guide du Grand Voyageur » !

Proposition d’en faire après édition un CD ou un DVD avec photos ! Avis aux amateurs pour ces deux nouvelles étapes !

Nombres de pays affiliés au CIGV : 185

Confirmation de notre devise : PAIX DANS LE MONDE

Confirmation de notre credo : La tolérance

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